info@villeenvert.ca 514 447-6226 (Lajeunesse) | 514 856-9053 (Gouin) | 514-500-4956 (Villeray) | 514-500-4052 (Saint-Michel) | 514-500-5136 (Parc-Extension)

Ville en vert

L’urbanisme durable dans Villeray-Saint-Michel-Parc Extension

Le conseil d’arrondissement de Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension a adopté un plan local de développement durable en 2011. À partir de ce plan, toutes les actions de l’arrondissement se veulent teintées d’un esprit de développement durable et proposent des mesures pour résoudre les problèmes environnementaux à l’échelle locale, telles que les îlots de chaleurs, la pollution de l’air et le ruissellement des eaux qui est l’écoulement d’eau que l’on peut voir dans les rues.

En 2012, de nouveaux règlements ont été adoptés quant aux nouvelles constructions ou les rénovations concernées.  Il est désormais obligatoire d’installer des revêtements de toitures éco-énergétiques (toit blanc ou toit vert) lors de rénovations qui nécessitent la rénovation de la toiture ou pour les nouvelles constructions. De plus, des mesures ont été prises pour augmenter le pourcentage de verdissements des terrains. On veut ainsi inciter les partis privés à planter plus de plantes sur leur terrain. L’arrondissement ajoute à cela des règles concernant la plantation, l’entretien et l’abattage des arbres. (Ville de Montréal) Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension cherche du même coup à augmenter la percolation (ou l’infiltration) des eaux dans le sol et la roche afin d’encourager la récupération de l’eau de pluie pour l’entretien des glaces des patinoires comme il en est le cas pour l’aréna de Saint-Michel. 

Les intérêts environnementaux 

À première vue, le secteur semble florissant d’un point de vue environnemental, on y retrouve de nombreux arbres, de nombreux espaces verts et des voies de circulation favorable pour le transport actif.  Cependant, en raison des matériaux utilisés tels que le béton et de l’intensité de construction, une grande partie de la récupération de l’eau est pratiquement impossible ce qui contribue à la création d’îlots de chaleur. Les îlots de chaleurs sont causés par une accumulation de chaleur dans un espace extérieur, mais plus précisément la différence de température observée entre les milieux urbains et les zones rurales environnantes. Ses différents matériaux imperméables augmentent donc la présence d’îlots de chaleur et réduisent le niveau d’infiltration d’eau ce qui augmente le ruissellement de l’eau. Ainsi, en raison du chamboulement du cycle de l’eau, on y remarque une augmentation de la pollution, ce qui à court et long terme a aussi des répercussions sur les populations plus vulnérables.

Un autre aspect non négligeable est que l’émission de gaz à effets de serre et de particules fines produite par les voitures principalement en grande période d’achalandage dû au fait que l’on retrouve dans le secteur de nombreuses routes importantes pour la ville contribue à l’augmentation de la présence d’îlots de chaleur.

Aussi, en raison des espaces verts limités, la biodiversité est plutôt réduite, car les espèces n’ont pas d’espaces pour se reproduire. Cela cause donc des lieux pauvres quant au développement de la biodiversité.

Pourquoi intervenir?

Les différents problèmes environnementaux dont les îlots de chaleurs engendrent des risques plus élevés pour les personnes qui sont atteintes de maladies chroniques. Aussi, avec la pollution de l’air qui provoque des particules en expansion, les groupes de populations vulnérables constituées de personnes qui sont très fragiles au niveau de leur santé et de leurs corps sont de plus en plus à risque. Dans la population de Villeray–Saint-Michel-Parc-Extension, l’on retrouve plusieurs groupes de personnes qui pourraient être à risque de ces problèmes environnementaux. De plus, les personnes défavorisées socialement ou économiquement sont à risque puisqu’ils sont plus souvent isolés et ont peu de moyens financiers, ce qui a un impact sur leur qualité de vie. Aussi, les travailleurs extérieurs, tels que les travailleurs de la construction, sont à risque, car ils sont énormément en contact avec les particules en expansion et les îlots de chaleurs. Les sportifs extérieurs présents dans les grands espaces extérieurs tels que le parc Jarry sont eux aussi à risque au même type que les travailleurs extérieurs. Les très jeunes enfants que nous retrouvons dans les nombreuses familles du secteur sont quant à eux aussi à risque puisque leur corps n’est pas complètement développé. Finalement, quant aux personnes âgées, ils sont à risque eux aussi en raison des changements physiologiques associés au vieillissement. Les nombreuses personnes à risques pourraient avoir des symptômes tels que : des inconforts, des faiblesses, des troubles de la conscience, des crampes, des syncopes, des coups de chaleur, voire exacerber les maladies chroniques préexistantes comme le diabète, l’insuffisance respiratoire, les maladies cardiovasculaires, cérébrovasculaires, neurologiques et rénales, au point de causer la mort. (Giguère, 2009)

Références : 

Gouvernement du Canada (2013) Notions élémentaires sur l’eau : le cycle hydrologique [En-Ligne], page consulté le 12 Juillet 2019

Mélissa Giguère (2009) Mesures de lutte aux îlots de chaleur urbains, [En-Ligne], page consulté le 12 Juillet 2019

Ville de Montréal, Plan local de développement durable,[En-Ligne], , page consulté le 12 Juillet 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *