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Ville en vert

Le Pic mineur

Pic mineur

Déjà novembre et la nature urbaine se fait de plus en plus discrète. Qu’à cela ne tienne! Notre vedette du mois ne freinera point ses activités devant le fléchissement du mercure. Il s’agit du dynamique et bigarré Pic mineur.

Pic mineur, mâle
Pic mineur, mâle. Photo : Kelly Colgan Azar

Le Pic mineur fait partie des quelques espèces d’oiseaux qui demeurent parmi nous durant l’hiver. On l’observe communément dans les parcs et jardins de la ville, parfois même en plein centre-ville, où il s’affaire énergiquement à la recherche de nourriture sur les branches et troncs d’arbres ainsi que sur les tiges de plantes herbacées desséchées. On l’aperçoit fréquemment en compagnie de mésanges et de sittelles avec lesquelles il forme souvent un groupe d’espèces mixtes qui s’alimentent ensemble afin de profiter mutuellement de la vigilance des autres et de mieux détecter les prédateurs. Les oiseaux s’alimentant ainsi augmentent également leur efficacité de recherche de nourriture.

Sa diète se compose principalement d’insectes et autres arthropodes, avec une préférence pour les larves de coléoptères et de mouches qu’il déniche grâce à l’action précise de son bec robuste. En hiver, on peut l’attirer au jardin avec du gras animal (comme le suif de bœuf) que l’on place dans une petite cage métallique conçue à cet effet. Dans la nature, les pics recherchent parfois le suif sur les carcasses d’animaux laissées derrière par les prédateurs. Cette source d’énergie leur permet d’affronter les hivers les plus rigoureux. Les petits fruits persistants sur les branches des arbres et des arbustes sont aussi convoités par notre ami en hiver.

Pic mineur, femelle
Pic mineur, femelle. Photo : Mark Peck

On reconnait le Pic mineur de son cousin très semblable, le Pic chevelu, par sa petite taille, par les points noirs sur les plumes blanches de sa queue (absentes chez le chevelu) et par son bec beaucoup plus court. Le mâle arbore une calotte rouge écarlate derrière la tête, absente chez la femelle.

Si vous avez des questions au sujet de la biodiversité urbaine, contactez Marc Sardi.