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Ville en vert

Habitudes zéro déchet (ou presque) de l’équipe de Ville en vert

Habitudes zéro déchet

Aujourd’hui, on parle beaucoup de trucs pour réduire notre empreinte écologique.

Voici quelques gestes posés au quotidien ou régulièrement par les membres de l’équipe de Ville en vert.

Cuisine et repas

Préparer ses propres repas : choisir une liste de recettes savoureuses !

D’abord, une des solutions les plus simples afin de diminuer son empreinte écologique consiste à préparer soi-même ses repas. Il importe de déterminer une liste de recettes savoureuses que nous pourrons réaliser facilement et en peu de temps. Ici, nous privilégions les sources de protéines qui ne sont pas d’origine animale, donc, la plupart de nos recettes seront végétariennes — on trouve des livres de recettes en abondance dans les bibliothèques publiques… 😉 Une fois notre liste de recettes établie, il nous reste à faire une liste des ingrédients qui seront nécessaires à leur concoction. Ensuite, nous devons nous assurer que nous disposons de tous les ustensiles et plats nécessaires pour leur préparation et leur cuisson. S’il nous en manque, nous pouvons toujours les emprunter à des amis/voisins ou les acheter dans une friperie.

Contenants réutilisables

Avant de partir faire nos courses, on prépare notre sac à emplettes (sac à dos, sac de coton, sac de magasinage, etc.) dans lequel on place nos contenants réutilisables (pots Masson, contenants réutilisables vidés et nettoyés : pots de miel, pots de sauce à spaghetti, pots de cornichons, etc. autres contenants avec couvercles.)

Notre liste en main, c’est le temps de passer à l’épicerie ou dans notre magasin en vrac préféré.

Épicerie et marché en vrac

  • Privilégions l’achat de fruits et légumes récoltés localement idéalement biologiques. S’il n’y en a pas, nous nous tournons vers le bio étranger.
    • À ce titre, les paniers bios représentent une bonne alternative tout en favorisant l’agriculture de la région.
    • Aussi, se procurer les fruits et légumes portant la mention équifruit est un choix judicieux (commerce équitable favorisant des conditions de travail justes pour les producteurs et leurs travailleurs.)
  • Évitons autant que possible les aliments transformés, et si nous en achetons, choisissons les aliments produits au Québec de préférence.
  • Faisons-le plein de provisions en vrac (noix, céréales, farine, riz, œufs, fruits séchés, etc.)
    • Souvent les commerces offrant des aliments en vrac, proposent aussi une gamme de produits nettoyants. Ça vaut la peine de vérifier et… d’apporter ses contenants vides pour les remplir !
  • Encourageons nos producteurs de bière locaux ! Favorisons les produits offerts par les brasseurs régionaux.

Dans la cuisine — pour cuisiner

  • Cuire les muffins directement dans le moule évitant ainsi d’utiliser du papier jetable.
  • Finies les préparations vendues en magasin ! Préparons nos propres houmous, compote, trempettes, vinaigrettes, bouillons de légumes, bouillons de viande, etc.
  • Selon la saison, faisons nos conserves (sauces tomates, ketchup, betteraves, etc.)
  • Congelons les fruits et légumes du Québec pour pouvoir les utiliser pendant l’hiver : fraises, framboises, bleuets, poireaux, etc.
  • Certains d’entre nous font aussi des germinations.

Dans la cuisine — pour nettoyer et conserver

La plupart des produits que nous utilisons sont réutilisables.

  • Essuie-tout réutilisables — faits à partir de vieux vêtements, les « guenilles » !
  • Sac à collation réutilisable
  • Comme tampon à récurer, une éponge fabriquée à base de loofa, noix de Grenoble ou fibre de noix de coco.
  • Au lieu d’employer des pailles conventionnelles, préférons les pailles en acier inoxydable, silicone, bambou, verre ou papier.
  • Lorsque nous avons des casseroles collées, le marc de café peut servir de récurant.

Les ziplocs pour conserver les salades plus longtemps

Habitudes zéro déchet

Une de nos employées ne jure que par les sacs Ziploc. Selon elle, ils représentent la meilleure façon de conserver longtemps la salade propre ainsi que le persil et la coriandre. Aussi, ils ont l’avantage de ne pas prendre trop de place dans le frigo. Afin de limiter leur achat, ils peuvent être réutilisés presque à l’infini tant qu’ils ne sont pas troués. Pour cela, une bonne façon de les réutiliser est de les laver et les faire sécher comme le linge !

  • L’hiver : dans la cuisine, placer une corde avec deux punaises, ajoutez-y des pinces à linge et le tour est joué.
  • L’été : les faire sécher dehors !
Truc : afin de faire sécher l’entièreté des sacs, il faut bien les laisser ouverts de manière à ce que l’air puisse entrer

Adieu la pellicule plastique place au bonnet de douche !

Habitudes zéro déchet

Pour recouvrir un plat à gratin ou pour apporter un plat chez des amis, on peut utiliser un bonnet de douche ! Ils sont en plus super faciles à nettoyer et donc réutilisables à presque à l’infini !

Produits ménagers et autres

zéro déchet

Quelques-uns d’entre nous fabriquent leurs propres produits d’entretien ménager, par exemple :

  • Produit de nettoyage maison fait à base de vinaigre à 12 %, eau et pelures d’agrume pour obtenir une fragrance agréable.
  • Détergent à vaisselle en poudre.
  • Pour les personnes moins aventureuses, on peut simplement acheter ces produits en vrac – à la boutique l’Escale verte, par exemple.
  • Lorsqu’un vêtement est troué ou un bouton décousu, on peut le rapiécer à la main ou le recoudre avec un fil et une aiguille.

Parlant de tissus, au lieu d’employer des essuie-tout et mouchoirs de papier, on peut les remplacer par leur équivalent en tissus.

Les mouchoirs et essuie-tout en tissus à 0 $

Habitudes zéro déchet

Parfois, certains vêtements sont tellement abîmés qu’il serait indigne de les mettre dans les friperies. Alors pour leur donner une deuxième vie, nous pouvons les couper en forme de carré et les utiliser comme mouchoir ou essuie-tout.

Nous pouvons aussi trouver dans les commerces de décoration des boites à mouchoir en bois dans lesquels on peut y glisser nos bouts de tissus.

Soins personnels ou les multiples usages du marc de café

Certains d’entre nous fabriquent la plupart de leurs savons : à mains, bains moussant, déodorant et shampoing sec et même baume à lèvre

Sinon, préférons les savons faits à la main par les artisans du Québec.

Il est possible de se servir du marc de café comme d’un exfoliant. Oui, oui !

Favorisons l’utilisation de lingettes démaquillantes réutilisables

En remplacement des cotons-tiges en plastique, utilisons un substitut durable et biodégradable. Il existe aussi une autre variante de plus en plus prisée : l’oriculi. Petit bâtonnet fabriqué de bambou, réutilisable et compostable.

Vêtements

Favorisons le réemploi : il y a toutes sortes de trésors dans les friperies. Quand y êtes-vous allés la dernière fois ?

Aussi, pour les esprits créatifs, il peut être très agréable, à partir de laines québécoises et à l’aide de patrons, de tricoter vêtements, foulards, tuques, etc.

Transport

Habitudes zéro déchet

Privilégions le transport actif [marche ou vélo – même l’hiver] et le transport en commun.

Optons pour une Communauto pour les trajets nécessitant plus d’espace de chargement.

En couple, choisissons, si nécessaire, de n’avoir qu’une voiture et combinons son utilisation avec le transport en commun et le transport actif.

Recette [pas pompette] de pain belge

Habitudes zéro déchet

Noémie propose sa recette de Pain maison aux grains entiers sans sachet

Il n’y a rien de plus réconfortant que de manger son propre pain ! C’est 10 min en tout quand la technique est maitrisée, puis c’est 2×45 min devant la tablette un soir de séries… Voici la recette de pain belge d’une Belge… 

Préparation : 10 minutes
Temps de levée : 2 X 45 minutes
Cuisson : 35 minutes à 400 o

Ingrédients

  • 500 g ou 3 tasses de farine
    • (250 g ou 1 ½ tasse de farine aux grains entiers et 250 g ou 1 ½ tasse de farine blanche) ou
    • (250 g ou 1 ½ tasse de farine blanche + 250g ou 1 ½ tasse de mélange de farine autre : sarrasin, seigle, kamut, etc.)
  • 1 c à soupe bombée de levure sèche
  • (1 c. à thé de sel) : facultatif
  • 300 ml d’eau tiède
  • 1 c. à soupe de sucre (sirop d’érable ou miel)
  • 1 c. à soupe d’huile de canola bio 1ere pression à froid

Préparation

  • Faire un puits dans la farine et mettre la levure avec un peu d’eau au milieu. Mettre le sel autour sans qu’il ne touche la levure. Mélanger du bout des doigts la levure à la farine puis ajouter le reste des ingrédients (sucre, huile) et mélanger l’ensemble. Pétrir pendant 5 minutes.
  • Mettre la boule de pâte dans un grand bol et placer un linge humide par-dessus. Faire monter 45 min près d’une source de chaleur. Après 45 min, la pâte aura doublé de volume.
  • Ensuite, pétrir une seconde fois la pâte 2-3 min, mettre la pâte dans un moule à cuisson carré ou rectangle ou même sans moule, faire les fentes de décoration avec un couteau, mettre un linge humide par-dessus puis faire monter encore 45 min à une heure près d’une source de chaleur.
  • Cuire au four pendant 35 min à 400 o F.
  • Retirer du moule immédiatement et faire toc-toc-toc sur le dessous pour vérifier s’il est bien cuit !
  • Le laisser refroidir totalement sur une grille avant de l’emballer.
  • Il se conserve plus longtemps dans un sac de type ziploc.

Astuce : congeler la moitié si on est seul à le manger.

Bon appétit !

P.S. On peut laisser le pain monter plus longtemps dans la 1re et 2e levée. Jusqu’à 3 h. (ou faire une course plus longtemps)


Sources images :
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:WTMTL_T26_DSC_6005.JPG
Collection privée de Noémie Beaucarne
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:WTMTL_T33_P8289885.JPG
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a8/Pain_belge.jpg

Lumière bleue, mélatonine et tortues de mer

Pollution lumineuse

À une autre époque, lorsque la nuit tombait, on n’avait qu’à lever les yeux au ciel pour observer les merveilles de la Voie lactée. Au fil du temps, avec l’industrialisation, l’éclairage nocturne produit par les villes a graduellement créé un voile empêchant de contempler le ciel étoilé.

Plus près de nous, les résultats d’une étude démontraient récemment un accroissement de la pollution lumineuse de 2 % sur toute la planète entre 2012 et 2016. D’apparence anodine, cette luminosité croissante cause des impacts considérables dans différentes sphères de la vie terrestre, à un point tel que l’on emploie depuis un certain nombre d’années l’expression pollution lumineuse.

Qu’est-ce qui se cache derrière cette pollution lumineuse ? La lumière bleue, en particulier.

Celle-ci a une incidence certaine sur notre sommeil, sur le mode de vie de certains animaux et sur l’évolution des écosystèmes.

Dans ce texte, nous verrons aussi comment certaines villes abordent le problème et comment une ville en particulier donne l’exemple en adoptant des mesures généralisées à l’ensemble de son territoire.

Nous envisagerons aussi certaines questions à se poser avant de choisir un éclairage donné.

Voyons comment tout ça se déploie.

Qu’est-ce que la lumière bleue ?

« La température de couleur représente la température à laquelle un corps a été chauffé lorsqu’il émet la couleur correspondante à la lumière choisie. [i]»

Lorsque l’on chauffe un corps, celui-ci changera de couleur en fonction de la chaleur qu’il émet. Initialement, cette chaleur est émise sous forme infrarouge. Elle prend graduellement une teinte rouge foncé qui deviendra ensuite jaune orange. En poursuivant le réchauffement, le corps évoluera de jaune à blanc, avant de devenir bleu et, finalement, ultraviolet. Ainsi, plus la température du corps est grande, plus la lumière bleue émise est abondante.

La lumière bleue est celle qui se répand le plus facilement dans les milieux liquides et gazeux. C’est d’ailleurs pour cette raison que le ciel est bleu.

Problématique chez les mammifères. On la retrouve dans l’éclairage de diodes électroluminescentes (DEL) qui, curieusement, devient de plus en plus populaire.

Typiquement au Canada, l’éclairage était effectué au sodium haute pression (SHP) qui, lui, contient 8% de lumière bleue. Comparativement, une ampoule DEL normale émet de 30 à 40% de lumière bleue.

Malgré tout, il y a eu un développement notable de la technologie des DEL ou certaines d’entre elles émettent moins de 1% de lumière bleue. On les appelle DEL pc-ambre. Il importe donc de les choisir avec soin.

La technologie DEL permet de contrôler la quantité de lumière émise en fonction de l’heure. C’est donc une nouvelle pratique à mettre en œuvre, une habitude à adopter afin de contribuer à l’effort collectif.

Quelques effets de la lumière bleue sur le corps humain

Le jour, cette lumière bleue favorise notre vitalité, nous maintient dans un état éveillé, contribue à une meilleure humeur, qualité d’attention de mémorisation et d’apprentissage. Comme la lumière bleue est présente naturellement dans la lumière émise par le soleil, sa présence décroît donc le soir, et le cycle de repos ainsi peut s’amorcer.

Toutefois, lorsqu’on y est exposé le soir, elle envoie le signal au corps que le jour se lève, arrêtant de ce fait la production de mélatonine, surnommée l’hormone du sommeil. L’interruption de ce mécanisme de régulation du rythme circadien peut avoir un impact sur différents aspects de notre santé : difficulté à s’endormir, humeur changeante, obésité, dépression, ralentissement du métabolisme et altération système immunitaire. Bien qu’on ne puisse l’affirmer avec certitude, l’exposition nocturne à la lumière bleue serait même suspectée d’être responsable de deux cancers hormono-dépendants, soit le cancer du sein et celui de la prostate. Intense la lumière bleue, oui.

Toutes les formes de vie qui sont exposées à la pollution lumineuse présentent des symptômes qui menacent leur existence. Examinons comment ceux-ci se manifestent dans les écosystèmes, chez les insectes et les animaux.

Les yeux des petits et des plus grands

Selon l’Association Canadienne des Optométristes, les yeux sont sensibles à une bande étroite de fréquences appelée spectre de la lumière visible. La lumière bleue est de la plus petite longueur d’onde dans tout ce spectre et, étant telle, elle est aussi porteuse de la plus grande énergie. Sa longueur d’onde est généralement définie comme appartenant à la bande de 380 à 500 nanomètres (nm) dans le spectre de la lumière visible.

Quelques effets indésirables probables

Cataracte

« Le cristallin chez l’homme absorbe le rayonnement ultraviolet tout au long de la vie et jaunit peu à peu avec l’âge. Au stade des 20 ans, il a assez jauni pour ne plus filtrer qu’une partie de la lumière bleue visible à forte énergie. Toutefois, on a acquis la conviction que cette absorption au gré des ans contribue au vieillissement et à la formation de la cataracte et que la protection contre la double exposition à la lumière bleue et au rayonnement ultraviolet peut retarder les premiers signes de vieillissement tant du cristallin que de la rétine. »

Dégénérescence maculaire

Certaines cellules de la rétine peuvent se dégrader en étant trop exposées à la lumière bleue. Cette détérioration est semblable à la dégénérescence maculaire avec un risque de perte permanente de vision. C’est du sérieux ! « Des études démontrent que c’est l’effet cumulatif de l’exposition qui cause cette détérioration et que ce sont les cônes (cellules photosensibles responsables de la vision centrale et de la perception des couleurs) qui en sont surtout touchés, tout comme l’épithélium pigmentaire de la rétine (cellules ayant pour fonction de nourrir les cellules rétiniennes). On relève de la lutéine, pigment bloqueur du bleu, dans une rétine humaine en santé, et on sait que c’est là une protection contre la photodégradation par la lumière bleue. L’heure du jour de l’exposition peut aussi jouer comme facteur d’importance et la recherche se poursuit dans ce domaine. » 

Fatigue oculaire

Nous passons de plus en plus de temps toutes sortes d’écrans qui émettent beaucoup de lumière bleue. « Les ondes de lumière bleue à forte énergie se dispersent davantage dans l’œil et sont moins faciles à focaliser. Il en résulte un “bruit visuel” qui nuit au pouvoir contrastant et peut concourir à la fatigue oculaire due aux appareils numériques. »

Animaux, insectes et écosystèmes

Lacs, plantes et algues

Les plantes se servent de la lumière pour croître. Comme nous, elles ont besoin de se reposer la nuit. Il a été observé que l’éclairage artificiel a des effets néfastes sur les plantes et les algues, et parfois même des écosystèmes entiers.

Le zooplancton vivant dans les lacs, par exemple, peut arrêter de se nourrir d’algues si l’éclairage de nuit est trop vif. Il s’en suit un effet d’entraînement mortel. D’abord, les algues prolifèrent. Une fois leur croissance terminée, elles se mettent à se décomposer ce qui a pour résultat de causer une activité bactérienne accrue qui, elle, finit par provoquer un appauvrissement en oxygène dans l’eau du lac. Dès, lors une pléthore d’espèces de poissons et d’invertébrés succombe au manque d’oxygène.

Oiseaux migrateurs

Dans les grandes villes, la lumière est parfois dirigée directement vers le ciel ou y est réfléchie, éclipsant de ce fait les cycles lunaires et les astres composant la Voie lactée. Les oiseaux migrateurs, n’ayant plus leurs points de repère, en viennent à faire escale dans des lieux inadéquats et même parfois à percuter immeubles et ponts.

(Une étude a même tracé des liens entre la pollution lumineuse, les oiseaux et la propagation du virus du Nil…)

Tortues de mer (espèce menacée)

Lorsque les œufs de bébés éclosent et que les tortues sortent du sable pour se diriger vers l’océan, elles s’orientent en regardant les étoiles. À cause de la pollution lumineuse, les tortues ne trouvent plus la mer, et tournent plutôt autour des luminaires urbains. Un nombre considérable d’entre elles finissent par s’épuiser et mourir.

Relation proie prédateur

Les effets de la pollution lumineuse se font même sentir sous l’eau où la lumière artificielle peut altérer l’équilibre entre les proies et les prédateurs. Dans certains cas, à cause de la lumière artificielle, une espèce devient plus apparente ou peut même être attirée par la lumière et ainsi devenir plus facilement repérable par ses prédateurs.

Insectes

Plusieurs insectes, attirés par la lumière, sont mangés par des prédateurs qui les trouvent ainsi plus facilement ou sont directement tués par les ampoules non protégées. Ceci engendre un déséquilibre dans la chaîne alimentaire. D’ailleurs, une lumière ambrée attire moins les insectes, offrant du même coup un bénéfice écologique et un désagrément de moins (diminution de la présence d’insectes autour des lieux éclairés). Ce sont environ 150 insectes qui meurent par nuit pour chaque luminaire non protégé. Considérant que les insectes sont la base de la chaîne alimentaire, ce nombre, qui peut paraître anodin, est énorme. Multiplions-le par des dizaines de milliers de luminaires dans chaque ville et on se retrouve avec un bilan colossal.

Ce bilan peut aussi se répercuter sur le déclin des plantes à fleurs causé par le décès prématuré de nombreux insectes pollinisateurs.

La lumière bleue en quelques chiffres

Lumière du soleil 5000-6000 Kelvin : 40 %
DEL blanc neutre 4000 K : 30 %
3000 K : 20 %
DEL blanc chaud 2700 K : 15 %
2200 K : 5 %
Sodium haute pression 1700 à 2200 K : 8 %
DEL ambrées 1800 K : 1 %

Source : Attention à la lumière bleue, Pauline Gravel, Le Devoir, 20 novembre 2018

Le choix des DEL : un investissement… sécuritaire

La durée de vie des DEL est de 10 à 20 ans, ce qui constitue un investissement lorsque comparée au Sodium haute pression dont la durée de vie est de 3-4 ans.

De plus, les lentilles DEL concentrent mieux la lumière permettant de diminuer l’intensité d’éclairage de 30 à 50 %. On peut contrôler leur intensité selon le moment de la journée, du volume de circulation, en plus d’être programmables. De nombreux avantages en faveur des DEL !

Ce que la ville de Montréal met en œuvre

En octobre 2017, visant à réduire sa pollution lumineuse, la ville de Montréal lançait son plan de modernisation des luminaires. L’objectif de la Ville : remplacer 132 400 luminaires de rue au sodium haute pression par des DEL 3000 K (dont 20 % des émissions lumineuses sous forme de lumière bleue).

Selon ce qui avait été annoncé à ce moment-là, il n’y aurait pas d’ajout de luminaires supplémentaires et la conversion serait d’un pour un.

Le Vieux-Montréal, le Mont-Royal, les berges de l’île de même que le pourtour des parcs-natures profiteraient quant à eux de luminaires DEL à 2 200 K (émettant 5 % de lumière bleue.)

La première réserve de ciel étoilé au monde

En Estrie en 2007, une région de 5 275 km2 entourant l’Observatoire du Mont-Mégantic jusqu’à Sherbrooke est devenue la première réserve de ciel étoilé au monde. Arrêtant son choix sur un éclairage DEL ambré (1 800 K) comportant de nombreux avantages.

Quel éclairage extérieur choisir ?

Considérons d’abord ceci : « Dans la province de Québec, on évalue à 45 millions de dollars annuellement les coûts de l’électricité utilisée pour “éclairer le ciel”. [ii]» À ce titre, il convient de prendre en considération différents aspects avant l’achat des luminaires et lors de leur utilisation.

Avant même d’acheter, la question à se poser demeure toute simple : a-t-on vraiment besoin d’éclairer ? Si oui, à quel endroit et à quel moment a-t-on besoin de le faire ? Exemple : stationnement d’un centre commercial passé minuit.

Bien évaluer les besoin[iii]

Au départ, il est important de déterminer la quantité d’éclairage qui nous sera nécessaire. Ici, il est important de garder en tête que nous avons tendance à sous-estimer la qualité de notre vision nocturne. De plus, l’éclairage extérieur constitue une dépense substantielle.

À ce titre, pour rassurer certaines personnes qui pourraient s’inquiéter de la diminution de luminosité des nouvelles installations, selon une étude effectuée en Angleterre et au Pays de Galles, le fait de diminuer l’intensité d’émission lumineuse pendant la nuit n’a pas d’influence sur le taux de criminalité ni sur celui des collisions routières nocturnes.

Ajuster l’orientation

Diriger la lumière vers le ciel ne nous aide pas à mieux voir les obstacles à nos pieds, de même, une lumière orientée vers l’horizon cause de l’éblouissement. Ce n’est pas ce que nous souhaitons.

Ne pas envoyer de lumière vers le ciel ni vers les forêts environnantes, et éclairer au seulement durant la période de temps requise.

Limiter la lumière bleue

Il importe de favoriser les sources lumineuses de couleur ambrée au lieu de la lumière blanche. Du reste, la lumière ambrée attire moins les insectes et, comme nous l’avons précédemment, s’accorde mieux avec notre cycle de sommeil.

Réduire l’intensité

Optons pour des luminaires dont l’éclairage est sobre et uniforme et dont l’intensité lumineuse est suffisante. En hiver, une diminution de l’intensité permet de réduire la pollution lumineuse générée par la réverbération de la lumière au sol.

Contrôler la fréquence et la durée

Certains dispositifs peuvent nous aider à contrôler la fréquence et la durée d’utilisation des éclairages. On pense entre autres à une minuterie ou un détecteur de mouvement. On peut aussi simplement éteindre les lumières à l’heure du dodo. De plus, certains éclairages routiers DEL sont équipés de dispositifs qui font varier l’intensité lumineuse en fonction de l’heure de la nuit.

En somme, il convient tout bonnement d’éclairer selon ses besoins.

Réserves de ciel étoilé

Il existe une organisation, l’International Dark-Sky association, dont la mission est de « préserver et protéger l’environnement nocturne et valoriser le ciel noir par l’entremise d’éclairage extérieur écoresponsable. »

Leurs objectifs

  • Faire de la représentation pour la protection du ciel étoilé
  • Sensibiliser le public et les décideurs politiques à propos de las conservation du ciel étoilé
  • Promouvoir un éclairage extérieur écoresponsable
  • Outiller le public avec des ressources favorisant un retour de la nuit étoilé.

En France, Villes et Villages étoilés

« Organisé tous les 2 ans par l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), le concours Villes et Villages étoilés distingue les communes qui agissent pour la qualité de la nuit et de l’environnement nocturne, tant pour les humains que pour la biodiversité, afin de réduire la pollution lumineuse et éviter les dépenses et les consommations d’énergie inutiles, sans pour autant négliger confort ou sécurité. Les actions remarquables donnent lieu à la remise d’un label comportant de une à cinq étoiles, valable 4 ans. Les éditions précédentes ont déjà reconnu 570 communes labellisées. [iv]»

Logiciels servant à contrôler la luminosité[v]

Windows

F.lux
Desktop Lighter
LightBulb

MAC

Nightshift (ce n’est pas un logiciel, mais bien une fonction de l’OS)
F.lux

Linux

RedShift

Applis pour téléphone

Twilight
F.lux
CF.Lumen
Night Mode


[i] Source : https://www.ledevoir.com/societe/environnement/541726/attention-a-la-lumiere-bleue

[ii] Source : http://astro-canada.ca/la_pollution_lumineuse-light_pollution-fra

[iii] Ces différents aspects et de nombreuses informations essentielles se retrouvent sur le site de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM) http://ricemm.org/documentation/luminaires/

[iv] Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/pollution-lumineuse

[v] À noter : l’auteur de ces lignes n’a essayé que le logiciel F.lux sur Windows.

Pour aller plus loin :

Carte du l’éclairage vue du ciel
http://www.astrometeo.ca/

Guide pratique de l’éclairage, produit pas l’ASTROLAB du Mont-Mégantic http://www.faaq.org/cielnoir/guide_pratique_de_eclairage.pdf

L’édition du 16 nov 2018 de la revue Science a été consacrée à la l’éclairage (En anglais)
http://science.sciencemag.org/content/362/6416/744

Une étude qui trace des liens entre lumière bleue et cancer du sein et cancer de la prostate
(En anglais)
https://ehp.niehs.nih.gov/doi/10.1289/ehp1837

Le rôle de mélatonine dans le sommeil
(En anglais)
https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0067798

Un citoyen de la région de Québec s’est amusé à répertorier la luminosité de différents endroits de la région.
http://www.philippemoussette.com/plum.html

Sources :

Il est curieux de noté que le seul article rédigé sur la pollution lumineuse par le ministère de l’Environnement du Québec date de… 2005. http://www.environnement.gouv.qc.ca/jeunesse/chronique/2005/0503-causes.htm

Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM)
http://ricemm.org/

Maladies oculaires
https://opto.ca/fr/health-library/la-lumiere-bleue-est-elle-nocive

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-15-18/segments/chronique/96828/eclairage-architecture-vieux-montreal-place-ville-marie-lumiere-reglement-municipal

https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/le-cafe-show/segments/entrevue/96433/lumiere-bleue-sante-animal-insecte-martin-aube

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/541927/environnement-les-villes-ajustent-leurs-lampadaires

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/541726/attention-a-la-lumiere-bleue

https://www.ledevoir.com/societe/541443/lumieres-sur-la-ville

https://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/paul-journet/201712/27/01-5148455-pollution-lumineuse-rallumez-les-etoiles-.php

http://astro-canada.ca/la_pollution_lumineuse-light_pollution-fra

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/pollution-lumineuse

Le troisième pays au monde et l’empreinte carbone des courriels

Empreinte carbone

Aujourd’hui, que ce soit pour les communications professionnelles ou personnelles, nous envoyons et recevons une quantité considérable de courriels chaque jour. Cette habitude est tellement ancrée que la souligner revient presque à dire que l’on a un nez au milieu du visage. Par contre, ce qui est moins évident est que chaque courriel envoyé a un impact environnemental : une empreinte carbone.

Ce billet a été rédigé afin de mieux comprendre les rouages de l’empreinte carbone des courriels. Il a aussi pour objectif de favoriser une prise de conscience de l’impact de certains des gestes que nous posons au quotidien. Ultimement, il encouragera l’adoption de nouvelles habitudes et nouveaux réflexes qui réduiront considérablement notre empreinte.

Cet article comprend 6 parties :
1— Le trajet d’un courriel
2— Les centres de données
3— Les chiffres
4— Les impacts environnementaux potentiels
5— Quelques façons de réduire son empreinte
6— Le troisième pays au monde


Ainsi, chaque courriel distribué nécessite une quantité de ressources techniques et énergétiques considérables. Pour commencer, voyons — pour les esprits curieux — quelques explications très techniques.

Le trajet d’un courriel

D’abord, en envoyant un courriel, celui-ci est acheminé à un premier serveur dédié au courrier sortant qui déploie le protocole SMTP (Simple Mail Transport Protocol). Situé dans un centre de données (data center), le serveur tente d’identifier l’adresse du destinataire afin d’acheminer le courriel. Malheureusement, le serveur SMTP ne comprend pas comment lire le nom de domaine (villeenvert.ca, par exemple) — comme le facteur consulte une carte routière, car il ne connait pas le nom et l’emplacement de toutes les rues par cœur. Donc, le serveur SMTP nécessite une information qui lui est lisible, une adresse IP qui lui permettra de localiser et livrer le message à la destinataire. Pour dénicher cette adresse IP, le serveur SMTP devra consulter le serveur DNS (genre de bottin téléphonique des internets) qui traduira l’adresse de la destinataire (claire@nullvilleenvert.ca, par exemple) en une adresse IP telle que « 45.789.56.89 ». Dès que cette adresse IP a été trouvée, elle permet de déterminer si le domaine en question
(villeenvert.ca) possède des serveurs nécessaires afin de bien diriger le courriel. Vous suivez toujours ? Continuons — le pire est passé.

Rendu ici, le serveur SMTP détient toutes les coordonnées requises pour rejoindre la destinataire. Il peut désormais acheminer le message jusqu’aux serveurs MTA (Mail Transfert Agent*) de la destinataire.

Enfin, le MTA choisit à quel endroit déposer le courriel selon le protocole POP ou IMAP, tout dépendant de la méthode employée par le fournisseur de service de courriels.

Vous êtes toujours là ? Procédons.
Une fois ces considérations techniques abordées, envisageons maintenant l’utilisation d’électricité nécessaire au fonctionnement d’un tel système.

Les centres de données

Photo - centre de données - empreinte carbone
 Les centres de données consomment environ un pour cent du total de l’électricité consommée au Canada tous les ans, et leur demande continue d’augmenter.

Chaque serveur présent dans la boucle de cette communication doit être alimenté en électricité. À ce titre, les serveurs doivent donc être alimentés en énergie pour maintenir le courriel dans un état accessible, autrement dit, avant qu’il soit supprimé par la destinataire. Les serveurs sont souvent regroupés dans ce que l’on appelle communément centre de données (data center). (En date du 16 janvier 2019, Il y a 172 data centers au Canada dont 35 à Montréal.) Énergivores, ces centres de données fonctionnent 24 h sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par année et leur impact sur l’environnement dépend du type d’énergie qui est utilisé pour les alimenter. À l’extérieur du Canada, l’impact environnemental est plus important, car certains pays produisent une partie de leur électricité dans les centrales au charbon, par exemple.

Selon le site du ministère des Ressources naturelles du Canada, « les centres de données consomment environ un pour cent du total de l’électricité consommée au Canada tous les ans, et leur demande continue d’augmenter. Environ la moitié de l’énergie consommée par un centre de données est consommée par des serveurs informatiques, et environ 40 % servent à refroidir ces serveurs [i] ».

Heureusement, une nouvelle tendance s’installe et les centres de données « optent pour des systèmes de refroidissement “gratuits”, à base d’air froid extérieur (free-cooling, free-chiling, etc.) ou d’eau souterraine (géo-cooling). En plus de ces solutions, les géants du Net choisissent le grand froid : Google s’est installé en Finlande, Facebook en Suède, [ii] » tandis que Microsoft a déployé une flotte de serveurs dans les fonds marins.

Les chiffres

Types de courriel Émission équivalente de CO2/année
Pourriel (spam) 0.3 g
Courriel avec texte 4 g
Courriel avec pièce jointe de 1 Mo envoyé à une personne 19 g
Courriel avec pièce jointe de 1 Mo envoyé à 10 personnes 73 g
Courriel avec pièce jointe de 1 Mo envoyé à 100 personnes 615 g
Courriel avec pièce jointe de 10 Mo 126 g

En moyenne, l’empreinte carbone d’un pourriel est 0,3 g de CO2 selon la recension faite dans le livre How Bad are Bananas : The Carbon Footprint of Everything (Mike Berners-Lee.) Un courriel normal, selon le même livre, possède une empreinte de 4 g de CO2, ce qui représente l’énergie dépensée par les ordinateurs et les centres de données lors de l’envoi, du filtrage et de la lecture des courriels.

Toujours selon Berners-Lee, une année typique de courriels entrants ajoute 136 kg à notre empreinte carbone, ce qui représente un trajet d’environ 320 km dans une voiture compacte.

33 courriels de 1 Mo envoyé à deux personnes 220 jours par année = 1 000 km en voiture

En France, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), une personne qui envoie quotidiennement 33 courriels de 1 Mo à deux destinataires génère des émissions semblables à 180 kg de CO2 par an. Ce qui équivaut à une balade en voiture de plus de 1000 km…

Les impacts environnementaux potentiels

Photo - central au charbon - empreinte carbone
Certains serveurs sont situés dans des pays ou l’alimentation en électricité est créée à partir du charbon. (Datteln, Allemagne)

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) publiait en juillet 2011 une analyse du cycle de vie (ACV) des courriers électroniques, des requêtes effectuées sur Internet et des supports de transmission de documents tels que les clés USB.

Parmi les impacts environnementaux potentiels — calculé sur la base de l’envoi d’un courrier électronique de 1 Mo à une personne — en voici trois qui retiennent l’attention :

  • « Envoyer un courrier électronique de 1 Mo à 1 personne équivaut à la consommation directe de 25 Wh, soit 25 min d’utilisation d’une ampoule de 60 W.
  • Un courriel de 1 Mo envoyé à une personne entraîne potentiellement une consommation d’énergie fossile équivalente à 6 g de pétrole […].
  • L’équivalent de 20 g de CO2 […] est émis par courriel de 1 Mo envoyé. Sur la base d’une hypothèse de vingt courriels par jour par personne, cela représenterait annuellement les émissions de CO2 équivalentes à plus de 1 000 km parcourus par voiture. »
Photo - circuit électronique - empreinte carbone
Les plaquettes de circuits utilisées dans la confection des ordinateurs nécessitent des métaux rares. Leur extraction et leur transformation causent une quantité considérable de pollution.

L’étude a aussi envisagé deux autres enjeux environnementaux :

L’équivalent de 7,5 g de fer est potentiellement consommé par courriel de 1 Mo

L’épuisement potentiel des métaux : cet indicateur reflète l’enjeu lié à l’emploi de métaux rares [cuivre, aluminium et métaux rares] dans l’industrie électronique.

L’équivalent de 1,7 mg de phosphate est potentiellement émis dans l’eau par courriel de 1 Mo. 

Le potentiel d’eutrophisation en eau douce : cet indicateur représente la consommation d’eau requise lors de la fabrication des plaquettes de circuits imprimés de l’ordinateur.

En entreprise

Photo - ordinateur de bureau - empreinte carbone
L’envoi et la réception de courriels au bureau représente une empreinte carbone considérable.

Une entreprise de 100 personnes travaillant 340 jours par année, recevant 58 courriels et envoyant 33 courriels d’un 1 Mo quotidiennement, produit 21 tonnes de CO2 — soit environ 21 allers-retours New York-Paris — ou encore 210 kg équivalent CO2 par employé. C’est énorme !

Quelques façons de réduire son empreinte

empreinte carbone

Courriels

▶ Ciblez un nombre minimal de destinataires lors de la rédaction de vos courriels.
▶ Classez vos courriels dès leur réception et supprimez les pourriels ;
▶ Évitez d’employer la fonction “répondre à tous” lorsque vous répondez à un envoi de groupe ;
▶ Supprimez les pièces jointes des messages auxquels vous répondez ;
▶ Si possible, remplacez les pièces jointes par un lien hypertexte ou URL. Si nécessaire, créez des pièces jointes légères : PDF basse définition, fichiers compressés, etc. Pour les documents très volumineux, pensez à utiliser les services de partage comme WeTransfer ;
▶ Créez une image basse définition de votre signature assortie du logo de votre entreprise [iii] ;
▶ Désabonnez-vous des infolettres que vous ne consultez pas.

Stockage de données

▶ Triez et organisez vos courriels pour faciliter vos recherches.
▶ Nettoyez régulièrement votre boîte courriel, surtout s’il s’agit d’un webmail : vous vous protégez des utilisations indésirables, vous allégez les centres de données et le travail de votre équipement.
▶ Videz également le cache de votre navigateur, les témoins (cookies) et l’historique de navigation…
▶ Mettez à jour la liste de vos favoris.
▶ Triez les données stockées en supprimant celles qui sont inutiles, surtout celles stockées à distance : des images, des vidéos, des documents jamais consultés s’y accumulent et encombrent les unités de stockage.
▶ Videz régulièrement le dossier “téléchargements” de votre système d’exploitation.
▶ Stockez et utilisez le maximum de données localement (disque dur externe…). À chaque stockage en externe, à chaque consultation de ces données, on impose des allers-retours entre utilisateurs et serveurs. De plus, il est facile d’oublier ce qui est stocké dans le Nuage (cloud) quand on n’en a plus l’utilité[iv].

Service de nettoyage de pourriels (c’est gratuit !)

Cleanfox est un service de nettoyage de boîte de réception gratuit. Il vous permet de les supprimer et de vous désabonner en un clic.

Cleanfox

Le troisième pays au monde

« En prenant internet dans son ensemble, si c’était un pays, il serait classé 3e au monde en termes de consommation électrique après la Chine et les États-Unis [v] ».


Glossaire

SMTPSimple Mail Transport Protocol
POP — Post Office Protocol
IMAP —Interactive Mail Access Protocol
MTA — Mail Transfer Agent ▶ Il en existe deux types, soit logiciel (Microsoft Outlook, Lotus Notes, Mozilla Thunderbird, etc.) ; en ligne (Gmail, Hotmail, Webmail, etc.)
DNS — Domain Name System


[i] https://www.rncan.gc.ca/energie/produits/categories/centres-donnees/13744

[ii] https://o.nouvelobs.com/high-tech/20170131.OBS4636/les-e-mails-sont-ils-vraiment-mauvais-pour-l-environnement.html

[iii] https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf

[iv] https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau.pdf

[v] https://www.arte.tv/fr/articles/comment-reduire-lempreinte-carbone-de-ses-e-mails


Sources

https://www.arobase.org/fonctionnement/parcours-email.htm

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/07/07/combien-de-co2-pesent-un-mail-une-requete-web-et-une-cle-usb/

https://www.independent.co.uk/life-style/gadgets-and-tech/how-bad-is-email-for-the-environment-a7555161.html

http://carbonliteracy.com/the-carbon-cost-of-an-email/

https://www.mailjet.com/blog/news/say-what-email-has-a-carbon-footprint/

https://blog.cleanfox.io/tips-en/what-is-internet-pollution-what-is-the-impact-of-internet-on-our-environment/

Pour connaître toutes les statitisques concernant l’utilisation d’internet dans la population québécoise on consultera avantageusement le rapport intitulé L’utilisation d’Internet chez les Québécois (Institut de la Statistique du Québec, novembre 2017)

http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/science-technologie-innovation/bulletins/sti-bref-201711-2.pdf

https://www.lci.fr/societe/environnement-google-5-gestes-simples-pour-reduire-votre-pollution-sur-internet-web-ordinateur-mail-recherche-pj-2076788.html

https://www.arte.tv/fr/articles/comment-reduire-lempreinte-carbone-de-ses-e-mails

https://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/bureau/internet-e-mails-limiter-impacts

https://www.datacentermap.com/canada/

https://o.nouvelobs.com/high-tech/20170131.OBS4636/les-e-mails-sont-ils-vraiment-mauvais-pour-l-environnement.html

Sources images

https://pxhere.com/fr/photo/566533

https://pxhere.com/en/photo/949588

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:BalticServers_data_center.jpg

https://datacentervoice.com/wp-content/uploads/2015/10/data-center.jpg

https://pixabay.com/fr/qu%C3%A9bec-des-for%C3%AAts-nature-bois-1639842/

Autres ressources et sites dignes d’intérêt

Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie

Le guide pratique “La face cachée du numérique” https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf

Le guide pratique “Écoresponsable au bureau” https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-ecoresponsable-au-bureau-mai2017.pdf

Analyse comparée des impacts environnementaux de la communication par voie électronique Volet courrier électronique : Synthèse juillet 2011
https://presse.ademe.fr/files/acv_ntic_synthese_resultats.pdf

Moteur de recherche solidaire, qui redistribue la moitié de ses revenus à des projets sociaux et environnementaux et respecte votre vie privée. http://Lilo.org

Qwant est le premier moteur de recherche qui protège les libertés de ses utilisateurs et veille à préserver l’écosystème numérique. Nos mots-clés : vie privée et neutralité.
http://Qwant.com

Évaluation des émissions polluantes lors d’un trajet https://mapmyemissions.com/home

Service de nettoyage de pourriels
https://www.cleanfox.io/fr-FR/

Site qui informe des émissions de Google pendant le temps que dure une visite sur le site du moteur de recherche
http://www.janavirgin.com/CO2/

Le bitcoin et la blockchain : des gouffres énergétiques https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-planete/20160720.RUE3462/le-bitcoin-et-la-blockchain-des-gouffres-energetiques.html

Comment réduire l’empreinte carbone de ses courriels ? https://www.arte.tv/fr/articles/comment-reduire-lempreinte-carbone-de-ses-e-mails

Site qui explique en détail le cheminement d’un courriel (en anglais) https://www.namecheap.com/hosting/how-does-email-work/

SMTP (Simple Mail Transport Protocol)
https://www.arobase.org/fonctionnement/smtp.htm

POP (Post Office Protocol)
https://www.arobase.org/fonctionnement/pop.htm

IMAP (Interactive Mail Access Protocol)
https://www.arobase.org/fonctionnement/imap.htm

Astuces

https://blog.cleanfox.io/astuces-fr/

Quelques idées pour un Noël vraiment vert

Noël vraiment vert

Pour beaucoup de gens, Noël rime avec partage, générosité, et altruisme. C’est l’occasion parfaite de démontrer notre appréciation en couvrant nos proches de cadeaux.

Cependant, pour un nombre grandissant de personnes, Noël est synonyme de gaspillage, de stress et d’endettement. À l’approche du réveillon, la course aux cadeaux prend le dessus, les dépenses s’accumulent, et on offre des présents médiocres, faute d’avoir trouvé le cadeau idéal.

À l’approche des fêtes, Ville en vert souhaite donc partager quelques suggestions pour se simplifier la vie et pour fêter Noël de façon plus écologique, un Noël vraiment vert.

1. Offrez des expériences

Au lieu d’offrir un bien matériel, pourquoi ne pas offrir une activité à partager? On peut par exemple offrir une sortie au restaurant ou des billets de spectacle. Si votre budget le permet, vous pouvez même offrir un cours de peinture, de musique ou un abonnement sportif.

2. Favorisez les biens d’occasion

Il est grand temps que l’on arrête de considérer les biens usagés comme des cadeaux de moindre qualité. Il y a déjà bien assez de biens en circulation sans que l’on ait besoin d’en produire de nouveaux. Faites le tour des friperies et des boutiques d’objets d’occasion. Un jeu de société rétro peut faire un bien plus beau présent que la dernière version offerte en magasin.

3. Oubliez l’échange de cadeaux

Pour beaucoup de famille, l’échange de cadeaux représente souvent le moment fort du réveillon de Noël. Il existe toutefois d’autres options. Pourquoi ne pas organiser une activité de bricolage avec les plus jeunes? Vous pouvez par exemple préparer des maisons en pain d’épices et faire un concours de décoration. Tout le monde peut quitter la soirée avec un souvenir et l’on évite ainsi de s’échanger de petits cadeaux superflus.

4. Offrez des cadeaux communs

Si vous avez des enfants, vous savez qu’il est parfois difficile d’empêcher vos proches de leur offrir des cadeaux. Faites-leur savoir que vous voulez éviter le gaspillage cette année et rappelez-leur qu’il existe des options écologiques. Vous pouvez aussi leur proposer de contribuer à l’achat d’un présent en groupe. Un gros cadeau de qualité fait souvent davantage plaisir et il sera utilisé bien plus longtemps qu’une poignée de babioles.

5. Choisissez des cadeaux de qualité

S’il vous est impossible d’éviter l’achat d’un cadeau, assurez-vous que celui-ci sera utilisé aussi longtemps que possible. Évitez les jouets à bas prix et les objets à usages uniques. Choisissez des valeurs sûres et rappelez-vous que les jouets à la dernière mode risquent d’être rapidement oubliés par vos enfants.

Le temps des fêtes peut devenir une excellente occasion de remettre en question nos habitudes de consommation. Cette année, prenons le temps de réfléchir à ce dont nous avons vraiment besoin.

Sans BPA…

BPA

Le gouvernement du Canada a banni l’utilisation des BPA (bisphénols A) dans les biberons pour bébé. En effet, en vertu de la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, la fabrication, l’importation, la publicité et la vente des biberons de polycarbonate contenant du BPA sont illégales au Canada.

Les inquiétudes du BPA en tant que substance chimique perturbant le système endocrinien et ses effets possibles sur la santé humaine ont entraîné l’élimination du BPA dans les produits de consommation par les fabricants, souvent étiquetés «sans BPA».

Il est important de rappeler que les BPA ont été l’objet de plusieurs études démontrant qu’ils auraient un impact sur l’obésité, le diabète de type II, la puberté précoce, des cellules précancéreuses du sein et de la prostate, l’hyperactivité et les troubles de l’attention, une baisse de la fertilité. En plus d’imiter les effets de l’œstrogène, le BPA imiterait les hormones thyroïdiennes.

Pourtant, certains de ses substituts ont une structure chimique très similaire et sont également des bisphénols présentant des effets physiologiques analogues dans les organismes. Le bisphénol S (BPS) et le bisphénol F (BPF) sont deux des remplacements de BPA couramment utilisés dans les nouvelles gourdes d’eau ou biberons pour nourrissons. Une étude publiée dans le journal scientifique Endocrinology démontre qu’une exposition aux BPA ou aux BPS, un des substituts, stimule le système reproductif et a un impact sur le développement des cellules du cerveau contrôlant la reproduction et les gênes qui contrôlent la reproduction plus tard dans la vie.

Où se retrouvent les BPA ?

Malgré leur interdiction de leur utilisation dans la confection des biberons, on retrouve toujours des BPA en concentrations élevées dans :

  • Les conserves ;
  • Les cannettes d’eaux, de bières et boissons gazeuses ;
  • Les coupons de caisse thermiques (reçus de transaction bancaire, reçu de caisse) ;
  • Les contenants d’eau de source de 20 litres ;
  • Les scellants dentaires ;
  • Les appareils de transformation culinaire en plastique (malaxeur, etc.) ;
  • Plusieurs contenants de plastique, notamment ceux qui sont rigides et identifiés par le symbole de recyclage 7.

Des solutions

  • Privilégier les aliments frais ou congelés ;
  • Éviter les aliments en conserve et choisir des boissons dans des contenants de verre ;
  • Ne pas manipuler les coupons de caisse thermiques.