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Ville en vert

Les plantes envahissantes du Québec

La flore québécoise regorge d’espèces provenant de partout à travers le monde. Les plus tenaces d’entre elles ont réussi à s’établir et à proliférer. Ce faisant, celles-ci représentent dans certains cas, de nombreuses sources d’impacts sur notre biodiversité, notre santé ainsi que notre économie. Ces espèces sont communément qualifiées d’espèces envahissantes exotiques (EEE) et sont caractérisées ainsi en raison notamment de leur introduction hors de leur aire de répartition naturelle, et dont leur établissement ou leur propagation constituent une menace à la flore et à la biodiversité indigène.  

Plusieurs facteurs expliquent l’introduction et la prolifération des EEE au Québec dont la mondialisation et de surcroit, l’accroissement des échanges commerciaux en provenance de l’étranger. Bien que certaines espèces puissent être introduites hors de leurs aires de répartition d’origine par des phénomènes naturels, telles que les inondations ou encore les migrations de la faune et de la flore, certaines découlent spécifiquement des activités anthropiques.  

En effet, à l’origine, l’humain a introduit des plantes surtout pour des besoins nutritifs, médicaux ou encore esthétiques. Leur propagation a été facilitée par le manque d’ennemis naturels et par le fait que ces plantes ont puisé dans leurs nouveaux habitats des ressources qui leurs étaient jusqu’alors indisponibles dans leur environnement d’origine, favorisant ainsi leur développement et leur diffusion.  

Également, il est important de noter qu’une plante envahissante n’est pas nécessairement nuisible ou exotique. Par exemple, ce sont les modifications humaines de l’environnement qui ont favorisé la propagation de l’herbe à poux, une espèce envahissante bien d’ici, contrairement à la marguerite, une espèce exotique envahissante qui est considérée non nuisible, car elle n’entre pas en compétition avec les espèces indigènes.  

Les impacts des espèces envahissantes

Partout à travers le monde, les impacts causés par les espèces envahissantes exotiques sont considérables et préoccupants. La Convention sur la diversité biologique les considère d’ailleurs comme étant la deuxième menace mondiale en ce qui a trait à la biodiversité. 

En terme, d’impacts écologiques, les EEE accentuent la dégradation des écosystèmes, modifient la structure et la composition des communautés, accélèrent la perte des fonctions des services écologiques. Au niveau économique, les couts associés à la lutte aux espèces envahissantes exotiques représentent 5 % du PIB mondial et au Canada seulement, cela correspond à des couts de 7,5 milliards de dollars. Finalement, au point de vue des impacts sociaux, les espèces envahissantes représentent une menace directe à la santé des humains. 

Ultimement, à partir du moment où il y a une introduction et l’établissement d’une espèce envahissante dans un écosystème favorable, il devient très difficile de s’en départir et il est très couteux de la contrôler. C’est dans cette optique que les mesures de prévention, de détection et d’intervention rapide deviennent des éléments clés dans la lutte aux espèces envahissantes. 

Liste des plantes envahissantes au Québec 

Afin d’assurer le contrôle des plantes envahissantes, la lutte nécessite la collaboration de tous les citoyens. Dès lors, voici un top 3 des plantes envahissantes les plus fréquemment rencontrées au Québec.  

La Berce du Caucase 

Par sa hauteur variant de 1,5 mètre à 4 mètres, la Berce du Caucase est une plante exotique envahissante et particulièrement nuisible pour l’environnement. Également, elle est très dangereuse pour la santé humaine. En effet sa sève contient des toxines photosensibilisantes et celles-ci s’activent au contact de la lumière et rendent la peau extrêmement sensible au soleil, occasionnant des dommages similaires à des brulures. Celles-ci peuvent se maintenir et avoir des effets sur la santé sur une période s’échelonnant sur plusieurs mois.  

Afin de l’éradiquer, les interventions doivent s’effectuer sur une période de cinq ans, car la plante forme une banque de graines semi-permanentes dans le sol. Heureusement ces opérations sont relativement simples et il suffit de retirer les racines à l’aide d’une pelle ronde. Également, lorsque la plante est en floraison, il est fortement conseillé de couper les ombelles à la base de la tige florale avant la formation des graines. Ce faisant, cette opération limitera la propagation des graines. À noter que la plante meurt à la suite de sa floraison.  

En raison de sa sève, plusieurs mesures de sécurité sont de mise pour éviter tout contact avec celle-ci. De ce fait, il faut protéger toutes les parties de son corps incluant le visage et les yeux. Lorsque l’opération d’arrachage est terminée, il est conseillé de laver tous ses vêtements et outils. Si par mégarde vous entrez en contact avec la sève, vous devez nettoyer la zone avec du savon et puis rincez abondamment à l’eau claire. Initialement, le contact est indolore et les effets de brulures surviennent uniquement après quelques heures.  

L’herbe à puce 

L’herbe à puce est un vivace indigène formant des peuplements denses en bordure de routes, cours d’eau, bois et terrains non cultivés. Elle se propage à l’aide de graines et de tiges souterraines.  

Vous le savez probablement déjà, mais la sève de l’herbe à puce contient de l’urushiol, un allergène causant des inflammations de la peau. C’est environ 85 % de la population qui est allergique à la plante. Par sa composition huileuse, l’urushiol est non volatile et adhère aux outils de jardinage et aux vêtements.  

Si jamais vous entrez en contact avec la sève de l’herbe à puce, lavez rapidement toutes les zones de votre corps exposé ainsi que vos vêtements et outils de jardinage. Afin d’apaiser les démangeaisons appliquez des compresses d’eau fraiche. Si les symptômes sont sévères et accompagnés de fièvre, consultez un médecin.  

Le phragmite exotique 

S’installant en monoculture dans les milieux perturbés, notamment le long des canaux de drainage des bords de routes, le phragmite exotique est l’une des espèces envahissantes les plus répandues au Québec. Lorsqu’il est bien installé, il prend la place de toute la flore d’origine, appauvrissant du même coup la biodiversité des écosystèmes.  

Le phragmite exotique se reproduit par graine, mais également à l’aide de rhizomes (tiges souterraines) qui s’étendent rapidement en une courte période de temps. Si les conditions le permettent, le phragmite devient très dense et se développe rapidement sur une grande superficie.  

Afin de limiter les impacts du phragmite, plusieurs options de contrôle s’offrent à nous. Tout d’abord il est possible de retirer la plante par excavation en prenant bien soin de retirer toutes ses racines. Il est également possible d’effectuer une coupe aux deux ou trois semaines durant l’été. Cette opération nécessite toutefois d’être répétée à plusieurs reprises au fils des ans. Finalement, la dernière option est le bâchage, c’est-à-dire de recouvrir à l’aide d’une toile noire durant au moins une saison le phragmite coupé afin de l’appauvrir et éventuellement le tuer. Une fois débarrasser, il sera essentiel de replanter d’autres végétaux.  

Bibliographie :  

Les espèces envahissantes au Québec

https://www.ledevoir.com/vivre/jardinage/556178/jardin-un-casse-tete-les-plantes-envahissantes

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/794492/especes-plantes-envahissantes-exotique-renouee-japon-berce-commune

http://plantesenvahissantes.org/

http://www.lmlandry.com/LM_Landry_2013_Les_especes_floristiques_exotiques_du_Qc.pdf

https://www.ville.quebec.qc.ca/citoyens/propriete/plantes_nuisibles/

Fiches EEE – Plantes

Plantes

L’été est arrivé ! C’est le temps des petits fruits du Québec !

Pour le bonheur des petits comme des grands, l’été apporte son lot de gourmandises au Québec ! Les fraises, les framboises, les mûres et les bleuets sont à l’honneur dans cette nutricapsule ! 

C’est la fraise qui ouvre le bal en arrivant fin juin sur les étals des marchés. Les autres petits fruits commencent en juillet-aout. Tous resteront jusqu’en septembre-octobre pour notre plus grand plaisir !         

Bienfaits nutritionnels

La fraise, le bleuet, la framboise et la mûre partagent tous les mêmes bienfaits nutritionnels ! Tout d’abord ces petits fruits sont riches en fibres. Ces dernières sont d’une grande importance, car elles nous aident à stimuler et réguler notre transit intestinal. Ces fruits sont connus pour être riches en antioxydants et le bleuet est le grand champion dans cette catégorie. Les antioxydants auraient un effet protecteur contre le cancer et ils aideraient aussi à prévenir les apparitions de diverses maladies chroniques et de maladies cardiovasculaires, notamment en réduisant le risque d’athérosclérose : rigidité des artères du cœur dû à un dépôt de graisse. Les petits fruits sont aussi une bonne source de vitamine C ! Cette dernière nous aide à lutter contre la fatigue et à stimuler le système immunitaire. 

Petit point sur la vitamine C : Attention vitamine très fragile ! En effet, elle est très sensible à la lumière, à l’air, à la température, chaude ou froide, et à la durée de cuisson ! Vous l’aurez compris, pour faire le plein de vitamine C il vaut mieux consommer vos petits fruits crus avec le minimum de manipulation ! 

Comment choisir ces petits fruits ? Le meilleur choix reste le bio, notamment pour les fraises qui sont réputées être un des fruits les plus contaminés de pesticides. Si le choix bio n’est pas disponible ou accessible, il faudra bien les laver pour en enlever un maximum. 

Consommation  

Il y a mille et une façons de consommer les petits fruits, plein d’idées fourmillent sur les sites internet et livres de recettes, allez à les consulter pour varier les plaisirs ! Dans les céréales du matin, en confiture, tarte, sorbet, salade de fruits ou nature… tous ces choix sont excellents ! Attention à la quantité de sucre ajouté qui n’est pas nécessaire pour sublimer les fruits !  

Pensez local pour vos achats ! Les petits fruits sont très présents dans les marchés et les supermarchés, regardez la provenance pour un choix plus écologique ! Plusieurs fermes ouvrent leurs portes durant l’été pour de l’autocueillette de petits fruits ou autre. Cela peut être une belle sortie en famille pour découvrir une ferme et faire le plein de vitamines ! 

Bonne dégustation !

 Idées de recette avec des fraises : https://www.fraichementpresse.ca/cuisine/inspiration/18-idees-recettes-formidables-fraises-1.1590860

Idées de recette avec des bleuets : https://www.recettes.qc.ca/dossiers/thematiques-culinaires/dossier/les-desserts-aux-bleuets

Idées de recette avec des framboises : https://www.recettes.qc.ca/dossiers/thematiques-culinaires/dossier/les-framboises-112

Sources :

https://www.equiterre.org/sites/fichiers/calendrier-des-disponibilites-des-fruits-et-legumes_0.pdf

https://fraisesetframboisesduquebec.com/autocueillette/

Sites d’autocueillette près de Montréal

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1261487/pesticides-residus-fraises-quebec

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=fraise_nu

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=bleuet_nu

https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=framboise_mure_nu