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Ville en vert

Les trucs des chefs québécois pour contrer le gaspillage alimentaire

Restaurant Les Incorruptibles


Avant le lancement de notre dépliant sur le gaspillage alimentaire, nous vous proposons une série d’articles pour éclairer le sujet. Dans notre dernier article, nous avons parlé de
Comment réduire le gaspillage alimentaire à la maison avec les trucs et astuces préférés de l’équipe de Ville en Vert. Cette semaine, nous vous partageons les trucs de deux chefs québécois pour contrer le gaspillage alimentaire.

Avant que le gaspillage alimentaire soit devenu un sujet à la mode, la problématique préoccupait déjà d’autres acteurs dans la chaîne d’approvisionnement. Dans les restaurants, les chefs et cuisiniers relèvent tous les jours le défi de préparer une quantité suffisante de nourriture pour nourrir les clients en ayant le moins de pertes possible à la fin de journée.

Au coin des rues Fleury et Olympia se trouve le petit restaurant Les Incorruptibles, qui s’est installé dans le quartier il y a 3 ans. La devanture donne l’impression d’un restaurant sympathique, chic et branché. À l’intérieur, on y trouve une cuisine qui s’efforce de minimiser le gaspillage alimentaire. Lire la suite

Comment réduire le gaspillage alimentaire à la maison

Épicerie, groceries

Avant le lancement en avril de notre dépliant sur le gaspillage alimentaire, nous vous proposons une série d’articles pour éclairer le sujet. Cette semaine, nous vous présentons des trucs et astuces pour réduire le gaspillage alimentaire à la maison.

Nous avons vu dans Se nourrir durant 6 mois avec le gaspillage alimentaire des autres quelques statistiques étonnantes sur le gaspillage alimentaire. Par exemple, environ 40% de la nourriture produite au Canada est gaspillée tout au long de la chaîne d’approvisionnement1.

Mais saviez-vous qu’au Canada une grande proportion des pertes se produit chez le consommateur? Dans un rapport sur le gaspillage alimentaire au Canada, il est estimé que les foyers canadiens jettent 47% de la nourriture achetée sans la consommer2, ce qui correspond à un cout annuel de 771 $ par Canadien.3 Les causes de ce gaspillage sont multiples : nous préparons trop de nourriture, nous n’utilisons pas tous les ingrédients avant qu’ils ne soient périmés et nous n’utilisons pas tous les restants.4

Les solutions pour remédier au gaspillage alimentaires se trouvent dans des petits gestes quotidiens. Voici quelques trucs et astuces que nous aimons à Ville en Vert :

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  1. Gooch, M.V., Felfel, A. & Marenick, N. (2010). Food waste in Canada.
  2. Gooch, M.V. & Felfel, A. (10 décembre 2014). ‘$27 billion’ revisited: The cost of Canada’s annual food waste.
  3. Ménard, E. (2013). Gaspillage alimentaire et insécurité alimentaire : Pistes de solutions pour lutter simultanément contre deux problèmes majeurs (Thèse de maîtrise)
  4. Gooch, M.V., Felfel, A. & Marenick, N. (2010). Food waste in Canada.

Début de la collecte des résidus alimentaires dans le district d’Ahuntsic

bac de résidus alimentaires

La collecte hebdomadaire des résidus alimentaires débutera le 3 mai prochain dans le district d’Ahuntsic. D’ici 2019, pour l’ensemble de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, tous les résidents d’habitations de huit logements et moins pourront profiter de la nouvelle collecte. Un district par année sera ajouté selon l’ordre suivant :

  • 2016 : district d’Ahuntsic
  • 2017 : district du Sault-au-Récollet
  • 2018 : district de Bordeaux-Cartierville
  • 2019 : district de Saint-Sulpice

Participer à la collecte des résidus alimentaires est facile, ne prend que peu de temps et représente un geste concret pour protéger notre environnement. Lire la suite

Se nourrir durant 6 mois avec le gaspillage alimentaire des autres

Just Eat It

Avant le lancement en avril de notre dépliant sur le gaspillage alimentaire, nous vous proposons une série d’articles pour le sujet. Pour débuter, voici un portrait de la situation au Canada.

Il est 17h et vous recevez un texto : « Chéri(e), j’ai une idée pour le souper. » Au lieu de prendre ce qu’il y a dans le frigo ou d’aller à l’épicerie, votre conjoint(e) vous propose de s’approvisionner… dans la poubelle. Surprenant? C’est pourtant ce que Jen Rustemeyer et Grant Baldwin, un couple de Colombie-Britannique a fait durant 6 mois sur une base quotidienne pour se nourrir, tel qu’ils le présentent dans leur documentaire Just Eat It.

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Par quoi remplacer les sacs de plastique?

Sacs de plastique

Parce que nous avons tous chez nous des sacs de plastique, que nous sommes tous des consommateurs et que leur bannissement prochain remet en question l’impact environnemental de nos choix responsables, nous vous offrons un tour d’horizon des sacs de plastique, réutilisables, oxo-biodégradables, compostables, de papier, qui prennent la parole pour nous permettre de mieux comprendre les différents enjeux.

La Communauté métropolitaine de Montréal

Denis Coderre

La ville de Montréal a annoncé le 22 février dernier son intention de bannir les sacs d’emplettes en plastique sur tout le territoire de la CMM (Communauté métropolitaine de Montréal) à compter du 1er janvier 2018.

« C’est un fléau les sacs de plastique. On parle beaucoup de développement durable. Ce sont des petits gestes qui font la différence dans la qualité de vie des gens. »
« Nous posons un geste fort aujourd’hui en annonçant ce choix réfléchi que fait Montréal de bannir les sacs de plastique légers dans les commerces de détail. La Commission sur l’eau, l’environnement, le développement durable et les grands parcs a pris soin de bien analyser les différents impacts et les enjeux environnementaux, économiques et sociaux. Avec cette interdiction ciblée qui laisse une période d’ajustement jusqu’au 31 décembre 2017, nous nous assurons de prendre les bons moyens pour le développement durable et la qualité de vie des Montréalais par une réduction à la source. »
Denis Coderre

Les sacs qui seront interdits

  • Sacs d’épicerie
  • Sacs de pharmacie
  • Sacs de commerces au détail
  • Tous les sacs de moins de 50 microns d’épaisseur et les sacs oxo-biodégradables

Les sacs qui seront exemptés

  • Sacs de médicaments
  • Sacs de journaux
  • Housses en plastique du nettoyeur
  • Sacs d’aliments utilisés à des fins d’hygiène
  • Sacs de plastique à usage unique des programmes d’aide alimentaire

L’association canadienne de l’industrie des plastique

« Si on interdit complètement les sacs d’emplettes en plastique, que feront les consommateurs ? Ceux qui les réutilisent pour leurs déchets devront désormais acheter des sacs à ordures qui contiennent 32% plus de plastique que les sacs fournis par les commerçants. Pour leur part, la fabrication et le transport des sacs de papier génèrent une empreinte environnementale plus importante que celle des sacs de plastique et il est difficile de les réutiliser. Enfin, la plupart des sacs réutilisables sont fabriqués en Asie et ne peuvent pas être recyclés. »
« Il s’agit d’un enjeu complexe qui ne touche pas uniquement l’aspect environnemental, mais également l’économie locale. Tout ce que nous voulons est un dialogue ouvert sur les répercussions environnementales, économiques et sociales de l’interdiction complète des sacs de plastique et de travailler avec des données scientifiques et à jour.  »
Marc Robitaille, membre de l’Association canadienne de l’industrie des plastiques et président d’Omniplast

Et si les sacs nous parlaient?

Les sacs de plastique

Sacs de plastique

Fabriqué de: pétrole
Mode d’élimination idéal: recyclage
Temps de décomposition: 400-1000 ans

« Le problème ce n’est pas les sacs de plastique, mais le comportement des consommateurs »
Daniel Normandin, directeur de l’Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire
« Le sac en plastique est emblématique de la surconsommation et du gaspillage. On doit passer de l’usage unique d’un objet à quelque chose de plus durable. »
Coralie Deny, directrice du Conseil régional de l’environnement de Montréal

  • La CMM estime qu’entre 1,4 et 2,7 milliards d’entre nous sont distribués chaque année au Québec.
  • Malgré que nous soyons recyclables, seulement 14 % d’entre nous sont recyclés! Si les gens savaient que nous sommes recyclables et nous recyclaient, nous n’aurions pas si mauvaise réputation!
  • Selon Recyc-Québec, nous pourrions faire bonne figure comparativement à d’autres types de sacs. Si nous étions recyclés, nous serions tout juste après les sacs réutilisables quant à notre impact environnemental. Le problème est que la plupart d’entre nous terminons notre vie dans les sites d’enfouissement ou dans la nature! Et comme nous sommes très légers, nous voyageons sur de longues distances, pour souvent nous retrouver dans la mer ou au bord des routes.
  • Nous prenons plus de 4 siècles à nous dégrader. Entretemps, nous nous décomposons en petits fragments qui contaminent le sol, les cours d’eau et nous entrons dans la chaîne alimentaire lorsque les animaux nous ingèrent. Voici quelque-unes des conséquences de notre impact environnemental:
    • Selon une étude publiée dans PNAS, 99 % des oiseaux marins auront, d’ici 2050, du plastique dans leur système digestif.
    • Chaque année, nous sommes responsables de la mort de plus de 100 000 tortues de mer et d’autres animaux marins.
    • Nous sommes parmi les 12 types de débris le plus souvent trouvés dans les nettoyages côtiers.

Les sacs réutilisables

Sacs réutilisables

Matériau de fabrication: plastique tissé ou coton
Mode d’élimination idéal: recyclage
Temps de décomposition: 400 à 1000 ans
  • La réduction à la source est la meilleure des options. Utiliser des sacs solides, durables et réutilisables est la meilleure solution pour réduire l’empreinte écologique.
  • Les consommateurs doivent s’assurer de choisir ceux qui sont facilement recyclables, fabriqués localement et à contenu recyclé.
  • Nous devons être utilisés au minimum 131 fois pour être moins dommageables qu’un sac de plastique.

Les sacs oxo-biodégradables (parfois appelés  « dégradables »)

Sac oxo-dégradable

Matériau de fabrication: plastique + un additif qui nous fragmente en flocons
Mode d’élimination idéal: site d’enfouissement (ou recyclage dans des cas très spécifiques)
Temps de décomposition: non défini
  • Nous sommes de plus en plus à la mode dans les commerces et les épiceries à cause de notre image écoloSauf que…
  • Nous sommes des sacs de plastique auxquels on a ajouté des additifs oxydants à base de sels de métaux qui permettent nous fragmenter en petits flocons lorsque nous sommes en présence de la chaleur et de la pression mécanique du site d’enfouissement. Il existe des études contradictoires quant à la faculté de biodégradation de ces petites particules de plastique. Les impacts environnementaux de ce processus ne sont pas encore clairement établis, ni le temps nécessaire à la biodégradation complète de ces fragments.

Les sacs compostables

Sacs compostables

Matériau de fabrication: matière végétale (amidon de maïs, de blé, de pomme de terre, de canne à sucre, etc.)
Mode d’élimination idéal: compostage industriel
Temps de décomposition: 6 mois (lorsque composté)
  • Nous nous dégradons au même rythme que les végétaux, qui ne produisent que du CO2, de l’eau, des composés inorganiques et de la biomasse.
  • Comme tout autre produit compostable, nous nous biodégradons à 90 % sur une période d’environ 6 mois.
  • Nous sommes non-recyclables! Si c’était le cas, nous nuirions à la qualité des autres plastiques recyclés.
  • Nous ne sommes pas destinés aux sites d’enfouissement (puisque nous générons des GES à cause de la décomposition anaérobique de notre matière végétale).
  • Nous ne pouvons pas être compostés à la maison car le compostage domestique n’atteint pas des températures assez élevées pour nous dégrader.

Les sacs de papier

Sacs en papier

Matériau de fabrication: arbres
Mode d’élimination idéal: compostage industriel ou recyclage
Temps de décomposition: 6 mois (lorsque composté)
  • Malgré les apparences, nous sommes une des moins bonnes alternatives. Croyez-le ou non, notre impact sur l’environnement est plus important que tous les autres sacs!
  • Notre production nécessite l’utilisation de plus d’eau et d’énergie que celle d’un sac plastique : 14 % de plus d’énergie, 240 % de plus d’eau, 82 % de plus d’émissions de gaz à effet de serre.
  • De plus, la déforestation pour la production d’un bien à durabilité limitée est contestable.
  • Nous pouvons être recyclés (si non souillés).

Les consommateurs

Consommateur

    • Nous consommons 2,5 sacs de plastique à usage unique par semaine en moyenne, ce qui fait 130 sacs par an! Nous les mettons souvent dans la poubelle parce que nous oublions qu’ils sont recyclables.
    • Nous avons des sacs réutilisables à la maison, mais nous faisons parfois des achats spontanés. Comme nous n’avons pas notre sac sur nous, nous prenons souvent des sacs en plastique offerts par le commerçant.
    • Mais nous ne faisons pas que de mauvaises choses! Nous réutilisons les sacs d’emplettes comme sacs à ordures. C’est bien ça, non? C’est le deuxième R des 3RV: réutiliser. En faisant ainsi, nous évitons d’acheter des petits sacs en plastique pour nos ordures, souvent plus épais et utilisant plus de plastique que les sacs d’emplettes.
    • Oups… mais c’est vrai que ces sacs partent au site d’enfouissement où ils restent enfouis pendant plus de 400 ans.
    • Où mettre nos déchets alors?!! Si ni le plastique, ni l’oxo-biodégradable, ni le papier, ni le compostable sont censés aller au site d’enfouissement, que pouvons-nous faire?
    • Cette histoire des sacs est vraiment trop compliquée! Que devrait-on faire pour être des consommateurs responsables?

Ville en vert

Ville en vertLa réduction à la source est la meilleure des options

Toutes les nouvelles habitudes prennent du temps avant de devenir naturelles et automatiques, mais avec un peu d’effort, on finit par y arriver! Notre meilleur conseil est de s’habituer à toujours avoir un ou plusieurs sacs réutilisables sur nous (dans notre sac à main, notre sac à dos, au bureau, dans la voiture) et de refuser catégoriquement de mettre nos emplettes dans des sacs plastiques. Pratiquez-vous et ça deviendra instinctif pour vous d’ici quelques jours!

En conclusion :

  1. Privilégiez l’utilisation du sac réutilisable tant que celui-ci est facilement recyclable.
  2. Utilisez des sacs compostables pour vos poubelles. Même s’ils seront enfouis, leur temps de décomposition et leur impact sur l’environnement sera moindre que celui des autres types de sacs.
  3. Évitez les sacs de plastique, mais si vous en avez, recyclez-les.
  4. Évitez les sacs oxodégradables.
  5. Évitez les sacs de papier.

Pour aller au-delà des sacs de plastique

Considérant que les sacs de plastique représentent moins de 1% des matières dans les centres d’enfouissement, pourquoi en parle-t-on autant? Pourquoi ne pas plutôt s’intéresser à des sujets qui ont un impact beaucoup plus important sur l’environnement, comme par exemple:

  • La création de mesures obligeant les ICI (industries, commerces et institutions) à recycler, sachant que ceux-ci génèrent 40% des déchets au Québec;
  • L’instauration des systèmes de collecte de déchets organiques efficaces permettant de composter ce qui représente présentement 44% des déchets dans nos sites d’enfouissement;
  • La mise en place d’initiatives incitant la réduction des GES générés par les voitures;
  • L’utilisation du styromousse, fait de plastique et donc de pétrole. Le styromousse prend entre 1000 et 4000 ans pour être décomposé. Il n’existe pas de filière de récupération du styromousse au Québec, parce qu’il s’agit d’un produit très léger (90% d’air) qui occupe un grand volume. La seule voie d’élimination est le site d’enfouissement. La création d’une usine de traitement du polystyrène approvisionnée par la collecte sélective permettrait de valoriser ce produit et de réduire

Sources