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Ville en vert

10 astuces écologiques des Montréalais en 2017

Êtes-vous d’accord que l’année 2017 doit être encore meilleure que l’année 2016?

Profitons de la bonne énergie du début de l’année pour intégrer dans notre vie 10 gestes écologiques TRÈS simples. Ils ne changeront quasiment pas votre routine, mais si vous les appliquez systématiquement, ils risquent de changer un peu le monde !

Savez-vous pourquoi c’est si difficile de changer nos habitudes et d’en créer de nouvelles ?

Selon moi, c’est une question de constance. On a du mal à conserver un nouveau comportement pendant assez longtemps pour arriver au point où ce dernier se transforme en habitude. Toutes nos habitudes, autant les bonnes que les mauvaises, on les a acquises grâce au pouvoir de la répétition. Un geste posé plusieurs fois pendant longtemps devient une habitude: prendre un café tous les matins, lire le journal en déjeunant, enlever nos chaussures en rentrant à la maison, mettre de la crème hydratante après la douche, méditer avant de se coucher… ou même parler avec la bouche pleine !  Une fois transformée en habitude, il est très difficile de se débarrasser d’un comportement!

Je me suis donc inspirée des bonnes habitudes de mes amis pour vous proposer 10 astuces qui vous aideront à être plus écolo dans l’année à venir. Attention ! Ces astuces risquent de devenir des habitudes si vous les répétez pendant longtemps ! Elles deviennent de plus en plus populaires parmi les Montréalais, c’est certainement parce qu’elles sont faciles à intégrer au quotidien.

1. Fruits en liberté

« J’en ai marre du plastique ! Ils en mettent partout ! » Voici la phrase la plus célèbre de Nathalie, qui a décidé du jour au lendemain de ne plus acheter que des fruits et des légumes nus, sans styromousse ni pellicule plastique, qui recouvrent trop souvent nos aliments.  L’emballage de styromousse (plastique #6), est le préféré des épiceries, des dépanneurs, des fruiteries – et même des restaurants lorsqu’on commande de la nourriture pour emporter. Les commerçants le choisissent puisqu’il n’est pas dispendieux, mais à quel prix pour l’environnement ?

La styromousse n’est pas recyclable au Québec (sauf dans quelques écocentres et à la ville de Québec où elle est recyclable par la collecte).  Il est important d’ajouter que la styromousse prend plus de 1000 ans pour se décomposer. Ainsi, comme Nathalie, vous pouvez choisir des légumes toujours libres d’emballage.

Aléjandra, pour sa part, est moins radicale lorsqu’elle achète ses fruits et légumes. Elle visite régulièrement la fruiterie de son quartier, qui emballe les végétaux pour éviter qu’ils ne périment trop rapidement à cause du contact avec l’air ou du frottement. Elle n’a donc pas le choix d’acheter certains fruits et légumes emballés dans des barquettes de styromousse. PAR CONTRE, elle les rapporte à la fruiterie, qui les reprend et les réutilise pour emballer à nouveau. Si acheter sans emballage est trop complexe pour vous, informez-vous à votre épicerie de quartier et faites la même chose qu’Aléjandra!

2. Grand format et en vrac

Plus le format est petit, plus on aura besoin d’en acheter, et plus on aura à jeter d’emballage. C’est le cas des fameux contenants individuels de yogourt. Comme me l’a appris une de mes collègues, Greicy, malgré qu’ils soient bien pratiques pour la boite à lunch, ces pots ne sont pas recyclables (aussi plastique #6), donc tout l’emballage finit dans la poubelle.  Quelle est la solution ? Les gros contenants de yogourts de 650 grammes,  pour leur part, sont recyclables et réutilisables, donc ils ont un moins grand impact sur l’environnement. Pour les lunchs, c’est simple : vous n’avez qu’à servir vos portions dansun petit contenant réutilisable et à le laver une fois vide ! Le même principe s’applique pour le jus, le fromage, les biscuits, etc.

Vous pouvez aller encore plus loin et acheter aussi en vrac ! Vous pouvez faire remplir vos propres contenants de café, de légumineuses, de noix, de liquide à lave-vaisselle, de shampooing et de produits ménagers. Ainsi, vous mettrez votre poubelle et votre bac de recyclage au régime, puisqu’ils contiendront beaucoup moins d’emballages, et vous engraisserez votre portefeuille, puisque cette méthode permet de faire des économies.

 

3. Manger moins de viande rouge

Charles est un VRAI mangeur de viande, mais il est passionné par l’environnement. Il n’a donc pas eu le choix de se renseigner sur les effets de l’industrie de la viande sur l’environnement. Il sait que l’élevage de bétail engendre plus d’émissions de gaz à effet de serre que toutes les formes de transports réunies, en plus de gaspiller d’énormes quantités de terres arables, d’énergie et d’eau. Il a donc décidé de manger des plats végétariens quelques jours par semaine. Au bout d’un an, Charles aura non seulement sauvé quelques vaches et porcs, mais il aura aussi contribué à préserver la qualité de l’environnement et sa santé, car il est prouvé que manger trop de viande rouge n’est pas bon pour la santé. En plus, il aura sensibilisé les gens autour de lui, qui sont curieux de comprendre les changements qu’il a faits dans son alimentation.

 

4. Nettoyants naturels

Andrea est vraiment très intense dans l’utilisation de nettoyants naturels, mais je m’inquiéterais si elle ne l’était pas ! Étant la gérante de la boutique écologique l’Escale verte, vous serez d’accord qu’elle se doit de l’être ! Si vous prenez quelques minutes pour discuter avec Andrea lors de votre prochaine visite, elle pourrait vous en apprendre sur  les ingrédients toxiques que contiennent vos produits ménagers. La bonne nouvelle, c’est qu’elle connait aussi les alternatives 100% naturelles qui ne causent aucun risque pour votre santé ni pour l’environnement. Andrea est une vraie experte de la consommation responsable, et elle est toujours heureuse de partager ses trucs et recettes avec tout le monde. Pour le ménage, pour la beauté, pour femme, pour homme, pour bébé, pour le jardin, elle peut vous conseiller sur plus de 3000 produits vendus dans sa boutique. Le détour en vaut la peine !

 

5. Papier hygiénique recyclé

Vous vous demandez surement si ce titre signifie que je vous suggère de réutiliser le même tissu plusieurs fois? Oui, et non, tout dépend de votre degré de motivation.Oui, si vous voulez faire comme Valérie et que vous aspirez à vous approcher d’un style de vie zéro déchet.  Elle a des serviettes en tissu lavables qu’elle réutilise maintes fois. Au début, j’étais un peu en choc, mais je me suis calmée quand j’ai réalisé que j’en avais utilisé moi-même pendant plusieurs années de ma vie, tout comme vous probablement. En effet, si vous êtes né avant 1986, il est fort probable que vous ayez porté des couches lavables, ce qui revient donc au même concept, n’est-ce pas ?

Mais ne vous inquiétez pas, aujourd’hui je vous propose un défi BEAUCOUP plus facile : celui d’acheter des produits faits à partir de fibres recyclées. Savez-vous combien d’arbres, d’eau et d’énergie vous sauvez en utilisant des produits éco-conçus, tel que du papier hygiénique, des essuie-tout, des serviettes ou des mouchoirs? Selon Cascades :

  • 43 millions d’arbres, soit 268 fois la superficie du Parc du Mont-Royal.
  • 83 % moinsd’eau, soit le débit des chutes du Niagara pendant plus de 12 heures.
  • 2 fois moins d’énergie, soit la consommation annuelle d’énergie de 300 000 foyers canadiens.

 

6. Douches efficaces

Voici d’abord une anecdote de mon amie Rachel. «  Le jour où je suis allée en camping et qu’on m’a donné un jeton équivalent à 3 minutes pour une douche, j’ai appris que j’étais capable de me doucher en 180 secondes, et de sortir propre ! » Si vous êtes comme moi, vous serez d’accord qu’on passe beaucoup trop de temps sous la douche. Il n’y a pas de problème si vous désirez vous gâter une fois de temps en temps en profitant d’une douche chaude, comme en rentrant d’une journée à avoir profité de l’hiver à l’extérieur, mais ça ne devrait pas être la norme. Pour cinq minutes de moins sous la douche,  environ 75 litres d’eau sont sauvés. Soyons efficace sous la douche !

 

 

7. Sacs réutilisables

Seulement aux États-Unis, c’est 60 000 sacs de plastique qui sont jetés toutes les cinq secondes. Vous vous demandez surement comment c’est possible. En fait, quoiqu’il soit vrai que les sacs réutilisables ont fait chuter la quantité de sacs de plastique sur le marché, ils continuent d’être omniprésents, en TROP grande quantité. Si vous êtes comme la plupart des Montréalais, vous avez au moins sept sacs réutilisables à la maison, et pourtant, vous continuez à accumuler  des sacs de plastique dans vos tiroirs, votre bac de recyclage ou même votre poubelle.On oublie de prendre nos sacs réutilisables avec nous, tout simplement !

Pour éviter que ça arrive, mon ami Alexis ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Il garde toujours des sacs réutilisables dans son sac à dos et aussi dans sa voiture, même s’il n’a pas d’intention d’aller faire des courses. Ainsi, lors d’achats imprévus, Alexis peut se permettre de dire « Non, merci !» quand on lui demande s’il a besoin d’un sac ! Petit truc en passant, ne vous limitez pas à utiliser les sacs réutilisables seulement pour votre épicerie ; utilisez-les aussi pour TOUS vos autres achats.

 

8. Soif responsable

L’eau embouteillée est-elle meilleure que l’eau du robinet? Où vont les milliards de bouteilles vides consommées à chaque année? Est-ce vrai que le Bisphenol A contenu dans les bouteilles a des effets nocifs sur la santé ? Ce sont des questions très controversées que vous auriez beaucoup de plaisir à discuter avec Élyse. Dans tous les cas, Santé Canada assure que les normes de qualité de l’eau embouteillée et de l’eau potable du robinet sont semblables et qu’elles sont toutes les deux considérées comme sûres. Pourtant, l’eau embouteillée exige 1000 fois plus d’énergie et occasionne des émissions de gaz carbonique (CO2)  jusqu’à 1000 fois plus importantes que l’eau de robinet. L’eau embouteillée est aussi suspectée de contenir des perturbateurs endocriniens, présents dans le plastique. Pour Élyse, il est hors de question d’acheter de l’eau embouteillée. Elle se promène avec sa gourde d’eau en acier inoxydable PARTOUT où elle va. Non seulement elle contribue à protéger l’environnement, mais en plus elle sauve entre 200% et 300% d’argent en buvant de l’eau de robinet.

9. Le chauffage qui ne chauffe personne

Barbara est une de mes amies et, entre vous et moi, elle est un vrai bourreau du travail. Elle est chercheure dans un laboratoire de l’Université McGill, où on peut la retrouver de 10h à 22h, de lundi au samedi. Quand elle quitte sa maison, Barbara baisse toujours son chauffage à 17°C. Imaginez toute l’énergie et l’argent gaspillés pendant son absence si elle n’agissait pas ainsi! Pendant douze heures, ce ne sont que les meubles et les tuyaux qui profiteraient du chauffage. Heureusement, les experts nous disent qu’en dessus de 16,5°C, nous n’avons aucun souci à nous faire pour nos tuyaux. Diminuer la température de 3°C lors de notre absence peut nous faire économiser jusqu’à 14% de nos coûts de chauffage.

 

 

10. Un peu moins de voiture

Vous avez surement déjà vu des  fous  se déplacer à vélo en hiver. Qu’il neige, qu’il fasse -11°C avec une température ressentie de -25°C, ils sont fidèles à leur scelle. Les cyclistes hivernaux ne négligent aucun équipement. Munis de leurs lunettes de ski pour protéger leur visage du froid et de leur sac sur le dos pour transporter leurs effets personnels, ils sillonnent la ville.

Laissez-moi vous présenter Raphael, mon fou préféré.  Raphael utilise son vélo pour TOUS ses déplacements, beau temps, mauvais temps. S’il  est capable de le faire, je suis capable de marcher plus, de covoiturer plus et de me déplacer plus en transport en commun. Ces gestes, si faciles et agréables pendant la douce saison, deviennent rapidement difficile quand le froid glacial et la neige de l’hiver pointent le bout du nez. J’avoue que j’ai plus de difficulté à aller faire l’épicerie à pied quand il fait -20°C. Pourtant, c’est  possible ! Je m’habille mieux, je me prépare mentalement et c’est parti ! En passant, je viens de l’Amérique du sud, donc, si moi je suis capable, vous l’êtes aussi ! Je sais que pour certains, c’est l’une des habitudes la plus difficiles à adopter, mais c’est sans doute la plus importante. En effet, 24 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre du Canada proviennent du secteur des transports. Montréal nous offre en plus une panoplie d’options  pour adopter le transport durable. On peut facilement réduire un peu l’utilisation de notre voiture !

Voilà, vous êtes maintenant mieux outillés pour inclure des gestes écolos dans votre quotidien, mais je vous réserve encore quelques trucs pour le mois prochain.

C’est votre tour maintenant ! Si vous avez des gestes inspirants que vous prenez des gens qui vous entourent, faites-nous en part ! À l’inverse, partagez cet article si vous désirez que votre entourage soit inspiré par vos gestes.

Sources: