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Ville en vert

Compost : Où en sommes-nous?

Le compost : quelques explications

Le 8 août 2018, Radio-Canada publiait un article et un reportage annonçant que les sacs compostables déposés au bac brun n’étaient pas réellement compostés. Deux jours plus tard, LeDevoir suivait le pas avec un article plus modéré. Plusieurs citoyens étaient alarmés (avec raison) d’apprendre que leurs efforts étaient littéralement envoyés aux ordures. Alors, où en sommes-nous rendus avec le compost? Une explication de la situation s’impose.

Les sacs certifiés compostables

Les sacs certifiés compostables par une organisation reconnue sont bel et bien compostables. Généralement faits de cellulose (le principal constituant des parois des cellules végétales), ils ont été testés dans des installations de compostage pour se dégrader au même rythme que la matière organique.

Actuellement, la présence de contaminants tels que sacs plastiques et autres matières indésirables dans les bacs bruns rend nécessaire l’utilisation de convoyeurs pour effectuer un tri préliminaire. En retirant ces indésirables, les convoyeurs retirent accidentellement une certaine portion de sacs certifiés compostables qui n’ont pas encore commencé à se dégrader. La proportion de matière retirée tournerait généralement autour de 10%, mais pourrait être beaucoup plus haute pour certains chargements de matières organiques. La Ville de Montréal n’avait visiblement pas été mise au courant de ces difficultés par l’entrepreneur responsable du site de compostage.

Il faut surtout préciser que le pourcentage de rejet ne concerne pas uniquement les sacs compostables, mais toute la matière non compostable que les gens déposent dans le bac brun par erreur. Il est donc primordial de respecter les consignes de tri des matières pour diminuer le recours au tri préliminaire automatisé.

Les centres de compostage

Il est aussi important de noter que ce ne sont pas tous les centres de compostage qui utilisent ces équipements. Certains d’entre eux, plus modeste en taille, obtiennent des taux de rejets beaucoup plus faibles puisqu’ils favorisent le tri manuel des sacs.

Finalement, il est important de souligner que la Ville de Montréal a toujours préconisé l’utilisation de sacs en papier et de feuilles de journaux ou de circulaires et continue d’accepter les sacs compostables pour 15 des 19 arrondissements concernés (sont exclus Lachine, L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, Pierrefonds–Roxboro et Saint-Laurent où les sacs compostables sont interdits). Les sacs plastiques sont interdits.

La question demeure : doit-on bannir les sacs compostables?

Du point de vue environnemental, il est toujours préférable de déposer ses matières organiques directement dans le bac brun. On réduit ainsi à la source. L’utilisation de sacs en papier et de feuilles de journaux ou de circulaires permet toutefois un meilleur contrôle des liquides, donc des odeurs. Pour certaines personnes, les sacs compostables aident à réduire les désagréments perçus par rapport aux bacs bruns, particulièrement dans notre contexte urbain qui favorise la proximité entre voisins. Avec l’habitude, peut-être stopperont-ils eux-mêmes d’utiliser des sacs à l’avenir.

2 Comments on “Compost : Où en sommes-nous?

  1. Dans les appartements ou j habite ( Papineau/sauve ) il n’y a pas de bac de composte … Et pourquoi vous ne faites pas comme avant ( cloche pour recuperer les bouteilles de vin ) ??? Pourquoi vous ne laissez pas un immense bac de composte dans chaque parc pour que les gens comme moi qui n ont pas de bac de composte on puisse composté ? Pourquoi vous ne donnez/encourager pas les propriétaires à utiliser un baril récupérateur d’eau de pluie ? Honnêtement j aimerais pouvoir faire partie d un groupe de discussion , qui a implique aussi sur le terrain !
    Merci

  2. Toutes ces idées sont excellentes! Cependant, lorsqu’on installe des bacs ou des conteneurs partagés, il faut pouvoir s’assurer qu’ils seront correctement entretenus. Les municipalités choisissent généralement la collecte porte-à-porte parce que ce sont les citoyens qui doivent s’occuper de sortir et de rentrer leurs bacs. Si on adopte des points de dépôt communs, c’est la ville qui assume tout le travail (infrastructure, collecte, entretien, surveillance), ce qui peut occasionner des coûts importants. Et lorsque des gens y déposent n’importe quoi, il est impossible d’identifier le fautif. Malgré ces inconvénients, certains arrondissements ont déjà des sites de compostage collectifs. Il serait intéressant de voir cette pratique à Ahuntsic-Cartierville. Nous vous encourageons à contacter l’arrondissement pour en faire la demande.

    Pour terminer, la Ville encourage toujours les citoyens à utiliser un baril récupérateur d’eau de pluie même si les subventions n’existent plus. La ville préfère investir dans des initiatives différentes pour s’attaquer au problème de surcharge du réseau d’eaux pluviales.