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Ville en vert

Mange tes légumes si tu veux avoir du dessert?

Le vocabulaire et l’attitude utilisés par les adultes en lien avec les aliments peuvent influencer certains comportements chez les enfants.

Vocabulaire

«Cet aliment est bon et cet aliment est mauvais pour la santé.» Ce sont des mots que l’on entend souvent. Pourtant, les aliments ne devraient pas être classifiés de cette manière. La consommation des aliments, c’est plutôt une question de fréquence et de quantité. Les aliments qui sont moins nutritifs et transformés peuvent apparaitre dans l’alimentation à l’occasion et en plus petite quantité. Et ceux plus nutritifs devraient se retrouver dans l’alimentation de vos enfants beaucoup plus souvent (exemple : des légumes et des fruits à tous les jours). Un aliment à lui seul ne garantit pas la santé. Si on mange que cet aliment, même s’il est nutritif, on va manquer de certains nutriments.

Attitude

Certains parents peuvent être portés à forcer leur enfant à terminer leur assiette. Cela peut être par peur que l’enfant ne mange pas suffisamment ou encore pour éviter le gaspillage. Malgré tout, il est préférable de respecter la faim et la satiété de son enfant. En le forçant à terminer son assiette, cela peut entrainer certaines problématiques. Par exemple, il peut s’en suivre une sélectivité des aliments par l’enfant, il peut être amené à manger plus que sa faim et ça peut brouiller à ses signaux de faim et de satiété. Il peut venir qu’à ne plus bien les reconnaître.

Pour prévenir le gaspillage, mieux vaut servir une petite portion et permettre à l’enfant d’en redemander. Pour ce qui est de la peur que l’enfant ne mange pas suffisamment, il est important de se rappeler que certains enfants ont peu d’appétit et que l’appétit n’est pas nécessairement constant d’un jour à l’autre. De plus, si vous offrez une alimentation variée et équilibrée, votre enfant pourra bénéficier de tous les nutriments dont il a besoin.

Il existe d’autres attitudes où il est mieux de ne pas utiliser la nourriture. Comme pour :

Calmer : Donner un biscuit pour que l’enfant arrête de pleurer.

Il est préférable de calmer l’enfant avec autre chose que de la nourriture (exemples : le bercer, lui donner un jouet)

Punir : Dire : «si tu ne manges pas tes petits pois, tu n’auras pas de dessert».

Il est important de ne pas prendre la nourriture en otage! Le dessert est un peu comme le prolongement du repas si les aliments offerts sont nutritifs (fruits, produits laitiers, dessert maison). Même si l’enfant n’a pas mangé son repas, il a le droit à sa portion de dessert.

Récompenser : Dire : «si tu manges tes petits pois, tu auras du dessert».

Dans les deux cas, les petits pois ne sont pas valorisés, mais le dessert oui. Ce qui fait que l’enfant risque encore moins d’aimer, dans ce cas, les petits pois.

Ne pas négocier avec la nourriture : Préparer un autre repas parce que votre enfant ne veut pas manger celui déjà préparé.

Cette attitude peut vous entrainer dans un cercle vicieux. L’enfant n’apprendra pas à découvrir et aimer les différents aliments qui lui sont présentés, car il sait qu’il pourra avoir ce qu’il aime à tous les repas.

Il n’est pas toujours évident de ne pas prendre la nourriture en otage ou de ne pas classifier les aliments comme bons ou mauvais, mais en portant une attention particulière aux mots employés et à l’attitude employée avec la nourriture, c’est possible d’y arriver!

Référence : inspirée de Nos petits mangeurs

Image : http://televicentro.hn


Geneviève Gagné, Dt.P. nutritionniste
animatrice en saine alimentation
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Table de concertation jeunesse Bordeaux-Cartierville Québec en forme

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